Porno. Irvine Welsh.
Irvine Weslh. Non content de jouer le dealer vendeur de suppositoires à l’opium dans le film tiré de son roman éponyme, « Trainspotting » (j’adore mettre « éponyme » dans une phrase, je me sens mieux après, j’sais pas pourquoi). Bref, non content de jouer le dealer vendeur de suppositoires à l’opium dans le film tiré de son roman éponyme, « Trainspotting », l’Ecossais infréquentable qu’est Irvine Welsh (ah bon ? Parce qu’il en existe des fréquentables ? Qui a dit ça ?! Je vais vous dénoncer à Sean Connery, moi, vous allez voir ça. Bande de petits mécréants va !) Irvine Weslh, disais-je, s’amuse à redonner vie à ses héros, Mark Renton, Spud, Sick Boy et même l’effroyable (et plus que psychopathe) Franck Begbie. Bien sûr, le décor n’a pas changé, Edimbourg, ou, pour être tout à fait précis et dieu sait si ces gens-là le sont, le port de Leith. Véritable ville dans la ville. Quartier qui n’en fait pas (de quartier… quartier qui ne fait pas de quartier… humour !).
Pardon.
Je reprends.
Pouf pouf.
Irvine Welsh, disais-je donc, non content de jouer le dealer vendeur de suppositoires à l’opium dans le film tiré de son roman éponyme, « Trainspotting »… ça, je crois que je l’ai déjà dit… ah oui, Spud, Sick Boy, tout ça… bref, où je voulais en venir moi ? Ah oui, Irvine Welsh répond enfin à cette question que tout le monde se pose : mais que sont-ils devenus ? Sans trop déflorer l’histoire, je dirai simplement qu’ils ont plus ou moins abandonné la drogue pour se lancer à corps perdu dans la consommation de cocaïne et aussi, ne nous voilons pas la face, d’alcool. Nous les avions laissés, souvenez-vous-en, berné par Renton, enfui avec le fric d’un important deal d’héroïne à Londres. Bien sûr, ils (les autres et Begbie en tête) ne l’ont toujours pas digéré (sauf Spud qui avait touché sa part du fric dans une consigne automatique mais je ne reviens pas là-dessus, pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, le film est sorti en DVD pas cher et il est très bien (et le livre existe aussi en version poche) alors...).
Au début de ce nouvel épisode, Sick Boy est de retour à Leith après un temps passé à glander à Londres. Et il a de grands projets. Comme reprendre le pub pourri de sa tante partie vivre le grand amour en Espagne et produire le film porno le plus CENSURE de tous les temps. Un vrai monument intitulé « la chevauchée des sept frères », ode au cinéma muet et à la vision transcendante de la beat generation qui devrait, selon lui… non, en fait, il s’agit juste d’un film de culs. Pour ce faire, il s’attache les services de nouveaux venus parmi lesquels la charmante Nikki, jeune étudiante délurée arrondissant ses fins de mois au sauna du coin. Bien évidemment, ça pourrait s’arrêter là mais ce serait fort mal connaître ce fourbe d’auteur. Car cette histoire de film porno n’est en fait que l’arbre libidineux qui cache la forêt dépravée. Je vous dirai juste que : Sick Boy retrouve finalement Renton. Que Begbie sort de prison. Et qu’il est très en colère. Que le film se tourne (dans les conditions qu’on imagine). Que Renton rentre à Leith. Puis repart à Amsterdam. Que Sick Boy devient le porte-parole du mouvement des « commerçants contre la drogue »… Et qu’entre temps, ils montent une nouvelle arnaque (qui a elle seule vaut le déplacement car elle repose sur les plus bas instincts de cet animal qu'est l'homme). Bref, un bon moment de lecture. Souvent drôle. Avec ce petit plus lié aux retrouvailles de vieux… amis (???).
Quant à la fin, eh bien, je vous le dit comme je le pense… elle appelle une suite ! Yeap !
Titre : Porno
Auteur : Irvine Welsh
Editeur : Le Diable Vauvert
Prix : 20.00 € (600 pages)
PS : Pour tous ceux qui se seraient laissé abuser par le titre (prometteur, je vous l’accorde) de cet article et qui auraient échoué là par erreur, cherchant bien évidemment autre chose que de la littérature, sachez que ce livre contient quelques scènes susceptibles de vous intéresser (et que l’imagination est souvent préférable à l’étalage). Toutefois, si la perspective de devoir lire 600 pages pour finalement n’en retenir qu’une dizaine vous insupporte, eh bien, veuillez m’excuser de vous avoir fait perdre votre temps et permettez-moi de vous souhaiter de bonnes recherches… mais ailleurs. Désolé.
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