Prix de l'amicale de la Presse Jurassienne 2011

Publié le 23 Octobre 2011

 

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Créé en 2010, le Prix de l'Amicale de la Presse Jurassienne récompense, chaque année, un ouvrage dont l'auteur est originaire ou vit en Franche-Comté. Ce prix est traditionnellement remis lors du salon du livre de Salins-les-Bains, les Passants Considérables. En 2010, il a récompensé le roman de Jean-Philippe Mégnin, « La voie Marion », publié aux éditions du Dilettante.

 

Pourquoi je vous en parle aujourd'hui ? Tout simplement parce que l'édition 2011 a récompensé « Sex, drugs & Rock'n'Dole » de moi-même, publié aux éditions la Clef d'Argent. La cérémonie de remise du prix a eu lieu lors du salon du livre de Salins-les-Bains le samedi 22 octobre (c'est dire si c'est tout frais). Bien évidemment, j'ai, le micro en main, fait le fameux discours de remerciements devant une foule déchaînée. Et bien évidemment, face aux autorités locales, voire départementales, voire régionales (ça fait du monde), j'ai fait court (mais sans bafouiller). Je vais donc, ici même, tenter de donner la version director's cut de ce discours improvisé (un vrai exercice de style), reprenant comme je le peux les principaux axes développés (ou pas), accentuant là où ça doit l'être et indiquant, par d'habiles parenthèses, la réaction de la foule médusée et enthousiaste (oui, je sais, j'exagère, mais on est entre nous et puis zut, c'est mon prix littéraire à moi que j'ai alors j'ai le droit de faire le malin).

 

Tout d'abord, je tiens à remercier mes parents, sans qui je ne serai pas là. Je sais, ça peut paraître banal mais j'y tiens.

 

Ensuite, je veux remercier le jury de son choix. (APPLAUDISSEMENTS NOURRIS) Je sais qu'il fut compliqué même si, au final, ce prix me fut décerné à l'unanimité des voix (je fais le malin ET je me la pète, mais c'est la stricte vérité et puis c'est mon discours, je dis ce que je veux, je ne transigerai pas là-dessus).

 

Je veux remercier le jury, disais-je et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, pour avoir apprécié ce roman, qui me tient à cœur et dont je n'aurai jamais cru possible qu'il fut ainsi récompensé. Ensuite parce qu'en décernant ce prix à « Sex, Drugs & Rock'n'Dole », le jury récompense aussi et peut-être surtout, le travail d'un éditeur, Philippe Gindre, de la Clef d'Argent. Un éditeur, que dis-je, un passionné qui a créé sa structure associative il y a près de 25 ans et qui n'a eu de cesse, depuis lors, de publier des textes étranges, intrigants, merveilleux, sensationnels. En un mot, insolites. Des textes qui n'auraient certainement pas pu trouver leur place chez un éditeur dit «traditionnel». Le simple fait de faire partie de son « catalogue » est déjà, pour moi, une vraie source de fierté. Et si en plus ce prix peut, même juste un peu, mettre en lumière son travail, ce n'en sera qu'une plus belle récompense pour moi.

 

Site des éditions la Clef d'Argent : http://clefargent.free.fr/

 

 

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Je veux également remercier le jury car en décernant ce prix à un livre clairement estampillé « littérature de genres » dans un prix à vocation « généraliste », il a indéniablement pris un risque et fait preuve de courage. Celui de montrer qu'au-delà des clivages et des étiquettes, la littérature peut prendre de multiples formes, qu'elle n'est pas forcément auto-centrée et peut se conjuguer à tous les genres. Un exemple dont des prix plus « prestigieux » pourraient sans nul doute s'inspirer.

 

Je remercie encore le jury car, étant composé de professionnels de l'écrit, cette récompense n'en a que plus de prix à mes yeux.

 

Je remercie enfin le jury car je peux garantir, affirmer, juré – craché par terre, croix de bois croix de fer vous connaissez la suite, que ce prix n'est absolument pas truqué (CRIS D'HYSTERIE DANS LES PREMIERS RANGS (on évacue quelques spectatrices par trop émotives ainsi que leurs animaux de compagnie tenus en laisse)) On entend souvent des rumeurs comme quoi les grandes maisons d'éditions passeraient des accords afin de bénéficier de telle ou telle récompense, leur garantissant ainsi d'importantes retombées financières (« OHHHH » DE STUPEUR ET DE CONSTERNATION) Ici, ni moi (je n'en ai ni les moyens, ni le carnet d'adresses), ni mon éditeur (qui se définit lui-même, dans sa grande modestie, non pas comme un « petit éditeur » mais comme un « micro-éditeur », c'est dire) n'ont fait quoi que ce soit pour le remporter. Mis à part, bien entendu, écrire un livre et le publier (APPLAUDISSEMENTS, les personnes qui ne se sont pas encore évanouies en profitent pour perdre connaissance).

 

Voilà, j'espère n'avoir ennuyé personne (« MAIS NON ! » disent deux sourds ayant miraculeusement recouvrer leurs sens durant mon discours mais pas suffisamment pour défaillir avant d'avoir entendu la fin de mon allocution, les chanceux). Je vous remercie également et souhaite surtout à tous ceux qui n'ont pas encore lu ce livre (et je sais que vous êtes très nombreux dans ce cas) de prendre leur pied avec cette histoire !

 

 

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Et puis, je peux bien vous le dire à vous, mais l'idée que des gens réceptifs à ce genre de récompenses et pas forcément habitués à ce type de littérature puissent faire la démarche d'aller chez leur libraire pour demander un bouquin qui s'intitule :« Sex, drugs & Rock'n'Dole », je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait délirer. Vous auriez vu la tête d'Odette quand elle venue me demander, à l'issue de la remise du prix « vous pourriez me dire le titre de votre roman, je n'ai pas bien compris » et celle de Philippe Gindre s'éloignant discrètement (pas assez vite, je l'ai vu) histoire de me laisser seul dans la tourmente... n'empêche, qu'Odette, et ben elle l'a acheté. Et toc !

Merci Odette.

 

 

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Et dans la foulée, cet après-midi, café littéraire avec (de gauche à droite sur la photo) : Marie-Thérèse Boiteux, Emmanuelle Urien, Manu Causse, ouam et la directrice du CRL de Franche-Comté.

Rédigé par JP

Publié dans #Le monde de Matéo

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