Nuit noire, étoiles mortes. Stephen King

Publié le 22 Juillet 2012

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Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de consacrer une chronique à un jeune auteur, quasi inconnu du grand public mais, il y a fort à parier, futur incontournable. Le gars en question se nomme Stephen King. Je vous l’avoue, avant de découvrir ce recueil intitulé "Nuit noire, étoiles mortes" chez un libraire, je n’avais jamais entendu parler de lui. Et quelle erreur ! En effet, voilà un auteur dont, selon moi, il convient de retenir le nom si l’on ne veut pas passer pour un inculte auprès de ses amis. Or, comme chacun le sait, je me refuse à passer pour un inculte, même auprès des gens que je ne connais pas – alors devant mes amis… Stephen King, donc (je me demande au passage s’il s’agit d’un pseudonyme, auquel cas ce jeune homme aurait pu faire montre d’un peu plus de modestie mais bon, qu’importe, c’est son choix, je le respecte). Ce recueil de quatre textes s’ouvre sur une histoire tragique et ô combien humaine. Un homme, fermier, et son fils tuent sa femme – sa mère - et jettent le corps dans un vieux puits. Quoi de plus banal en nos riantes campagnes me demanderez-vous. Et c’est justement là que se niche le génie (oui, j’ose employer ce mot) de l’auteur. Car à partir de là, ce qui aurait dû simplifier la vie de ces deux hommes, tourne en fait à la véritable malédiction. Une tension entretenue, puissante, qui jamais ne retombe. Et même si la fin est un peu convenue, qu’importe ! Il ne pouvait en être autrement. A croire que ce jeune auteur – il faudra tout de même que je fasse des recherches car son écriture me semble diablement maîtrisée pour un débutant – sait de quoi il en retourne. Et à ce propos, que dire de la seconde nouvelle ? Un pur moment de bonheur. Tous les clichés de l’horreur sont là. Les références. Le redneck demeuré. La route déserte. Le désir de vengeance. La violence. Subie. Donnée. A tel point qu'on en vient presque à se demander si ce Monsieur King n’est pas, lui même, un dangereux psychopathe tant il parvient à nous faire dresser les cheveux (ou ce qui nous en tient lieu) sur la tête !

Oui, voilà bien un nom à retenir. Et une formidable leçon d’écriture à recevoir. Si j’osais… allez, j’ose. Ce King est vraiment le King.

 

Chapeau bas monsieur, vous êtes toujours aussi puissant.

 

 

Titre : Nuit noire, étoiles mortes.

Auteur : Stephen King

Editeur : Albin Michel

 

 

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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