Littérature conceptuelle & Co.

Publié le 13 Février 2010

Je viens d’inaugurer un nouveau concept. L’art est conceptuel. La lecture le devient.

Révolutionnaire.

Bon, trêves de plaisanterie, aujourd’hui, j’ai aidé le petit commerce de la vente de détail de bouquins en passant commande de deux livres à la Fnac (agitateur tout ça). Et pour corser l’affaire (parce que ça me semblait un peu trop simple comme défi) j’ai commandé deux livres aux titres voisins, Fuck et Feuque. La version anglosaxonne et son pendant franchouillard. Évidemment, il y a de l’attente avant livraison donc je ne peux pas vous dire qui l’emportera, « Fuck » de Laurent Chalumeau ou « Feuque » de Jean-Bernard Pouy. Nous verrons bien. La seule chose qui m’embête dans ce concept c’est qu’il est vite épuisé. Guillaum Musso sortira-t-il un « Feucke » pour le remettre en selle ?
Ne cauchemardons pas, je vous en prie.


BRANDRETH-2010

Heureusement, pour patienter et ne pas me ronger les ongles jusqu’au sang en attendant l’arrivée des fucks promis, j’ai le dernier Gyles Brandreth à me mettre sous le dentier. Ah, Gyles Brandreth ! Pour ceux qui suivent, il est l’auteur d’une série proprement jouissive mettant en scène Oscar Wilde détective. Après deux volumes dévorés le sourire aux lèvres (c’est suffisamment rare pour être signalé) le troisième vient enfin de sortir. Un peu comme un rendez-vous hivernal, c’est la livraison annuelle du bonhomme (je crois qu’en Angleterre ils en sont déjà au quatrième volume, pour nous, il faudra attendre l’année prochaine, encore une bonne raison de rester en vie). Car celui-ci, comme les précédents, ne déçoit pas ! Oscar est en verve, les cadavres s’amoncellent, les fausses pistes pullulent et le lecteur, lui, jubile. Si, cette fois-ci, Arthur Conan Doyle n’est pas de la partie (à part en guest-star vite oubliée), Sarah Bernhardt, elle, tient un rôle de premier plan, de même qu’Edmond de La Grange et sa joyeuse troupe théâtrale. Peintres et poètes ne manquent pas non plus. Ainsi que, comment pourrait-on l’oublier, le Paris des becs de gaz et du Chat Noir. De l’absinthe. Des Épicuriens réunis. Alors si vous êtes amateur d’énigmes et de bons mots, d’aphorismes cinglants et de rebondissements enjoués, ce livre-là est définitivement pour vous. Si, en revanche, vous êtes sombres et n’êtes jamais satisfaits, si vous êtes incultes et particulièrement ennuyeux, alors une seule chose à faire, passez votre chemin.

9782862276373 1 75


Pour nos amis les plus curieux, je signale aussi la sortie d’un de ces livres objets que j’affectionne tant. Il est signé de Philippe Djian (auteur culte même si ce titre a été passablement galvaudé par d’autres) et du peintre Horst Haack (que je ne connaissais pas). Travail à quatre mains particulièrement réussi. Un texte (court, fort, poignant. Cynique). Des peintures (photos ? De cadavres à la morgue. Fortes. Poignantes. Cyniques). L’un répondant aux autres et inversement. Prolongements. Raccourcis. Et une fin en forme de grande tarte dans la gueule (oh pardon) signée par le peintre lui-même (Djian aurait au moins pu faire l’illustration… franchement !).
Quant à la préface de Marie Darrieussecq… « Un grand jardin, tout couvert de neige ».

Quand je vous dis que la littérature devient conceptuelle… (mais ne l’a-t-elle pas toujours été ? Vaste question. Vous avez dix minutes. Je ramasse les feuilles à la sortie.)

Titre : « Oscar Wilde et le cadavre souriant ».
Auteur : Gyles Brandreth
Editions : 10/18
Prix : 13.50 € (et en plus, ce n’est même pas cher !!!)

Les deux premiers volumes sont disponibles en poche, également chez 10/18 (Syf, c’est pour toi que je dis ça).

Titre : « La fin du monde »
Auteurs : Philippe Djian et Horst Haack (préface de Sei Shonagon… pardon, Marie Darrieussecq)
Editions : Alternatives. Collection Tango.
Prix : 12.00 €

Pour information, le nouveau roman de Philippe Djian sort aussi ces jours-ci (SCOOP ! Il est déjà sorti). Il s’intitule « Incidences » et de cela aussi, j’aurai l’occasion de reparler (vu qu'il est dans mon sac à dos).

Voilà.

C’est tout pour aujourd’hui.

Merci de votre attention.

Et à la prochaine fois.

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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pierrot rochette 04/02/2013 20:15


Dans le cadre de mon projet


de vagabondage conceptuel et littéraire


permettez-moi de vous présenter


mon 1000 pages numérique


MONSIEUR 2.7K


www.enracontantpierrot.blogspot.com


www.reveursequitables.com


presse, monsieur 2.7k


sur google,


simon gauthier conteur video vagabond celeste


 


PIERROT LA LUNE, PIERRE ROCHETTE,


VAGABOND CELESTE, REVEUR EQUITABLE,


ERMITE DES ROUTES


 EXTRAIT
MONSIEUR 2.7K
http://WWW.REVEURSEQUITABLES.COM
PRESSE
MONSIEUR 2.7K


Voici l’histoire de Monsieur K… , prisonnier numérique K…ui s’évade d’Internet après avoir
franchi 1000 pages dématérialisées de débrits de bitts… Son rêve, marcher la fraîcheur
existentielle de la beauté du monde sans le boulet de l’information enchaîné à l’un de ses pieds,
enfin libéré de 1000 pages de placenta ayant permis l’accouchement d’un vagabond céleste.
MONSIEUR
2.7K
CERVEAU THÉÂTRE
Déjeunercauserie
avec
L’AUTEURCONTEUR
CHER MONSIEUR…
Votre manière d’écrire est si déroutante »K »…u’on n’arrive pas à la classer. En ce »K »…ui
me concerne, j’avoue être incapable d’imaginer »K »…uels lecteurs pourraient lire ce récit d’un
bout à l’autre.
CHER EDITEUR…
N’est pas Francisco de Robles qui veut. Ce ne sera pas la première fois, dans l’histoire de
l’art, »K »…u’un éditeur se rend immortel grâce à son incompétence littéraire. Je vous rendrai donc
immortel, comme le fit Proust pour Gide et même un peu plus. Pardonnez ma générosité…. Mon
cerveauthéâtre
de 1000 pages »K »…ommencera »donc » et se terminera »donc » par votre lettre.
»Il n’est de vraie littérature »K »…ue produite non par des fonctionnaires bien pensants et zélés,
mais par des fous, des ermites, des hérétiques, des rêveurs des rebelles et des sceptiques »…
Zamzatin…vous connaissez cet écrivain monsieur l’éditeur?J)))))))) ***(paquet de bits)…***
Pierrotlalune
J))) directeur artistique des mots


LES SEMEURS DE FOLIES
Il y avait trois semeurs de folies dans notre ville : Un gardien de parc, un gardien de
sécurité et un gardien de la foi. Grâce à chacun d’eux, il arrivait des choses incroyables »K »…ue
personne n’aurait osé raconter, surtout pas dans un roman. Non seulement la population les
respectait, mais elle avait appris à les aimer parce »K »…u’ils leur redonnaient un »K »…oeur
d’enfant. Et le simple fait de rêver de nouveau à devenir grand retardait à l’infini l’apparition de
l’idée »K »…u’on n’aurait peutêtre
pas le choix de mourir un jour.
Le frère de Madame Riendeau dormait toutes les nuits de l’été sur un banc de parc. Toute
la journée, il obligeait les gens à garder silence pour ne pas faire fuir les oiseaux. Et la nuit, il
s’entourait de milliers de miettes de pain pour les faire répéter afin que leurs chants
s’harmonisent selon la musique qu’il avait composée pour eux. Au lieu de leur parler, il sifflait
‘K »…omme chacun d’eux. Des jeunes gens, »K »…u’il avait jadis obligés à se taire, se mirent à
siffler comme lui. Et l’un d’entre eux, grâce à lui, remporta un jour un championnat à titre de
meilleur imitateur de chants d’oiseaux.
Le frère de Madame Lavigne, lui, passait ses journées à attendre le train pour l’arrêter
dans sa »K »…ourse. Il se plaçait simplement devant, sans bouger d’un pouce, la main levée. Et le
»K »…onducteur affolé réussissait à freiner son engin, s’immobilisant parfois à quelques pieds
seulement de l’immobile intrus. Alors celuici,
sans s’occuper des insultes de »K »…ui que ce soit,
faisait signe aux enfants de traverser puisqu’il n’y avait aucun danger. La police avait beau le
surveiller, l’arrêter, le reconduire, il revenait de nuit pour être certain d’être à son poste au lever
du jour. Il balayait la voie et huilait les rails, tentant d’enlever à »K »…oups de marteau les
imperfections »K »…ui auraient pu causer un déraillement dangereux pour la »K »…ommunauté.
Lorsque la gare passa au feu à l’autre bout de la ville, on jugea bon de la déplacer dans un endroit
plus achalandé. On la reconstruisit juste là où il exerçait son métier… Ce »K »…ui permit au frère
de Madame Lavigne de prendre sa retraite puisqu’il avait enfin réalisé le rêve de sa vie, devenir
chef de gare.
Je ne savais pas »K »…ue mon oncle Hannibal était le troisième. Je l’appris tout à fait par
hasard. Je sais aujourd’hui »K »…ue le gardien de parc et le gardien de sécurité le tenaient depuis
longtemps en très haute estime parce que c’est en passant du temps avec eux à les regarder vivre
poétiquement »K »…u’il lui prit l’idée de devenir aussi semeur de folies, soit gardien dans un
domaine où il pourrait innover tout en les imitant, c’estàdire,
gardien de la foi. Parce »K »…ue
les avancements de »K »…arrière étaient rares pour les laïcs dans la religion de Monsieur le
»K »K »K »…uré, il en rejoignit une toute nouvelle qui venait juste de planter pignon sur rue. Et
»K »…omme il savait que je pratiquais du bout des doigts, il vint me recruter »K »…omme fidèle
de façon à ce que je puisse voter pour lui à ses élections.
Je n’étais pas le genre à fréquenter mon oncle, »K »…ar j’avais peur de passer pour snob,
ayant la mauvaise habitude de pousser trop loin mon rapport célébral à l’autre, avec pour
»K »…onséquence de rendre cet autre trop »K »…onscient de ses limites et ainsi le faire souffrir
inutilement.
Mon oncle, vous vous présentez à quel titre,
Si ce n’est pas trop indiscret de vous le demander ?
411
Pape.
Je dois avouer »K »…ue le choc fut immensément grand. Non pas que j’aie quelque chose
»K »K »K » »…ontre la papauté mais j’en avais acquis une »K »…onnaissance historique suffisante
pour réaliser qu’il avait de bonnes chances de devenir le seul pape provoquant un rire au niveau
international. Et »K »…omme j’aimais mon oncle, je ne savais pas trop »K »…omment lui dire,
tout au plus lui conseiller, de rester discret, le temps qu’il »K »…onsolide sa réputation par un
usage modéré du poste, la »K »…ompétition à ce niveau étant d’autant plus cruelle qu’on tardait
»K »…ruellement à mourir pour donner une chance au remplaçant.
»K »…ombien de fidèles comporte votre nouvelle église ?
Soixanteseize.
Et »K »…ui se présente contre vous ?
Le frère de Monsieur le Maire et mon fils.
Mon oncle, je ne veux pas vous décourager
Mais dans toute l’histoire de la chrétienté.
Un pape n’a jamais gagné »K »…ontre son fils.
Moi je vais gagner parce que Dieu me l’a révélé.
Ohhh… J’avais maintenant un oncle infaillible dans la famille. Une des lois de
l’intellectuel, s’il veut survivre en société, est d’abaisser son niveau de langage s’il ne veut pas
être rejeté.
Mon oncle, depuis le début de l’humanité
Au niveau mathématique et statistique,
Lorsqu’on divise le vote, »K »…ontre un adversaire
Il passe, et vous perdez automatiquement
Dieu vous