Le serpent de feu, Fabrice Bourland.

Publié le 7 Avril 2012

SerpenFeu.jpg 

 

 

Exactement le genre d'ouvrage qui m’éclate totalement. Je m'explique, nous sommes ici en compagnie de deux détectives qui traquent, au cours de la première moitié du XXéme siècle, toute sorte de poilus plus ou moins hirsutes et aux penchants destructeurs voire carrément meurtriers. Or, les poilus en question sortent, c'est le moins que l'on puisse dire, de l'ordinaire (il existe 4 bouquins mettant en scène le duo de détectives, je n'en ai lu qu'un seul (pour l'instant), je ne peux donc m'avancer que sur celui-là (qui se trouve être le dernier en date)). En effet, les voilà partis à la poursuite d'une momie. Disparue de la crypte d'embaumeurs professionnels. Lesquels embaumeurs, jumeaux comme de bien entendu, traquent de leur côté la formule absolue de conservation des corps par delà la mort. En parallèle, on trouve un couronnement royal qui embête plus qu'autre chose nos protagonistes de par les fastes de sa préparation mais également une fumerie d'opium (comme il se doit dans ce genre d'aventure), quelques fascistes agressifs (doux pléonasme) et une rencontre avec quelques membres d'une société tout ce qu'il y a de plus secrète dont, ni plus ni moins qu'Aleister Crowley en personne (la scène en elle même vaut son pesant de cacahouètes !). Si en plus de tout cela je vous dis qu'à un moment donné, l'un des deux détectives en question se trouve séparé de son corps, que celui-ci est squatté par... j'en aurai trop dit et ce serait dommage de vous priver de ce formidable rebondissement (et de la course poursuite zombiesque qui s'en suit). Bref, du polar fantastique bien troussé (le style est excellent et on le sent documenté), qui n'hésite pas à franchir les limites, qui ne s'en impose aucune et surtout, surtout, qui ne se prend jamais vraiment au sérieux (je ne sais pas si c'est voulu de la part de l'auteur mais durant cette lecture je n'ai pu m'empêcher d'y voir quelques affinités avec les aventures d'Adèle Blanc-sec (la momie sans doute)... ce qui est un sacré compliment).

 

Titre : Le serpent de feu.

Auteur : Fabrice Bourland

Editeur : 10/18 (format poche, 7,50 €)

 

Lien sur le site des éditions 10/18 :

 

http://www.10-18.fr/site/le_serpent_de_feu_&104&9782264052353.html?RECHA=serpent+de+feu

 

Pour la petite histoire, ayant fini ce livre, j'ai été m'achalander en nouvelle lecture chez un de ces libraires faisant dans l'occasion et je suis tombé sur une autre aventure du duo au prix incroyable de 3,50 € (je suis en train de la lire et ça s'annonce tout aussi bien). Et, en ouvrant le livre en question quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il était dédicacé par l'auteur à un certain... je tairais son nom (bien que je le connaisse) car je trouve cela limite. S'agissant d'un poche, revendu à 3,50 €, le gars en question a dû toucher aux alentours (estimation personnelle mais qui ne doit pas être loin de la vérité) de 0,50 €. Je veux bien qu'il n'y ait pas de petit profit, surtout en ces périodes de crise, mais bon, la prochaine fois que ce monsieur aura la bonne idée de se faire dédicacer un livre pour le revendre, il est prié de le faire faire à mon nom, ça fera moins bizarre dans ma collection d'ouvrages dédicacés.

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

Repost 0
Commenter cet article