Le livre sans nom d'Anonyme.

Publié le 30 Août 2010

 

Le livre sans nom

 

 

Une ville, perdue au milieu de nulle part, capitale du crime et de la débauche. Une flopée de personnages hauts en couleurs et bas de plafond. Tueurs pour la plupart (quand ils ne sont pas victimes ou bien les deux). Une gamine qui sort du coma après cinq ans de noir total. Des moines à la recherche d’une mystérieuse pierre bleue qui aurait pour particularité de contrôler la course de la lune. Une éclipse totale de soleil en préparation et au milieu de tout ça, le Bourbon Kid, un massacreur sans foi ni loi.

 

Voilà exactement le genre de bouquin qui fait peur. Pas par son contenu (encore que), plutôt par son marketing. Précédé d’une légende quasi-urbaine, « Le livre sans nom » écrit par un auteur anonyme (au sein duquel il est question d’un livre sans nom écrit par un auteur anonyme…) pourrait, de prime abord, rebuter le lecteur (que je suis). Surtout quand il lit, en 4éme de couverture, des références allant de Tarantino à Rodriguez en passant par Carpenter (« encore un pétard foireux qui cherche à se vendre » se dit-il). Et puis il y a le style. Pas franchement recherché, avec des lourdeurs, des maladresses et même une belle incohérence temporelle en toute fin d’histoire mais qu’importe ! Oui, qu’importe. Parce qu’il y a l’histoire justement. Et là, croyez-moi, c’est du vrai délire (enfin un bouquin qui va au bout de ses prétentions !). Il faut dire qu’il y a de tout là-dedans. Un tueur psychopathe qui décime quiconque croise son chemin (et si possible par paquet de douze), des pseudo-moines Shaolin, des putes, des macs, des bikers, un tenancier de saloon, un directeur de musée farfelu, un livre sans nom (donc), une pierre précieuse, des vampires, une éclipse de soleil, Gene Simmons, Batman & Robin (enfin presque), une valise contenant 100 000 dollars, des amants incendiaires, une diseuse de bonne aventure... il ne manque rien ! De la scène d’ouverture apocalyptique au dénouement final en forme de révélation. Il y a même une Cadillac jaune et un clone d’Elvis transformé en tueur à gages. Bref, ça défouraille sec, ça bastonne dur et, au final, ça fait du bien.

Un livre à prendre comme il est, en attendant de lire la suite (d’ores et déjà annoncée pour 2011).


Titre : Le livre sans nom.
Auteur : Anonyme.
Éditions Sonatine.
21 €

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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