It's only life.

Publié le 9 Novembre 2010

 

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Alors là, les amis, autant vous le dire tout de suite, nous ne sommes pas autour, ni même à proximité mais bien dedans. En plein dedans. Et jusqu’au cou. De quoi je veux parler ? Du Rock’n’Roll bien sûr. Mais, pour une fois, sans aucun mauvais jeu de mot à base de nom de ville jurassienne à l’intérieur. Non, là, je vous parle de vécu, de sueur et de sang et de larmes aussi, parfois. De… ça commence par un épisode digne des pieds nickelés. Non, pas les pieds nickelés… encore que. Disons plutôt, une sorte de mix improbable entre les pieds nickelés (donc), le corniaud (pour la voiture bourrée de substances illicites) et Las Vegas Parano, vous savez, le trip gonzo du sieur Hunter S. Thompson porté à l’écran par Terry Gilliam avec Johnny Depp dans le rôle principal (eh oui, on vous l’a déjà dit, le monde est tout petit). Bref. Un grand moment de bonheur. Sauf que ce bonheur là se déroule dans la vraie vie. Ou devrais-je dire dans un pan de cette vie inaccessible aux pauvres hères que nous sommes, que vous êtes, que je suis…
Inaccessible ?
En êtes-vous si sûrs ?
En effet, et il faut le savoir, ce monde-là ne nous est plus tout à fait inaccessible depuis le 28 octobre dernier. Et pourquoi le 28 octobre ? me demanderez-vous la bave aux lèvres et des étoiles plein les yeux (je vous trouve bien curieux tout à coup).
Tout simplement parce que le 28 octobre dernier marquait la date de sortie en librairie (eh oui, que voulez-vous, on ne se refait pas) d’un pavé, d’un monument que dis-je d’un monument, d’une bible (oui, je sais, j’ose, je n’ai peur de rien pas même des sacrilèges), je veux bien évidemment parler de… « Life » de Keith Richards ! LA fameuse et tant attendue autobiographie du guitariste des Stones. Et croyez-moi, ce bouquin-là est à la hauteur du personnage ! De sa légende. Bourré d’anecdotes. De coups de gueule. De coups de griffes. De coups de pattes. De caresses dans le sens du poil ou à rebours. D’injections aussi (ne nous voilons pas la face). De saillies (dans tous les sens du terme, je sais, ça peut choquer mais la vie est ainsi faite, je n’y peux rien). Et d’humour aussi !
Ah, l’humour de Keith… imparable.
Terrible.
Dés les premières pages, on comprend tout (ou plus exactement on ne comprend rien). Ça part dans tous les sens, c’est drôle (il y aura des moments tristes, je le sais d’avance, mais là, qu’est-ce que je peux me marrer (disons que j’en ai lu un peu plus de 400 pages, qu’on tout juste vient de boucler l’enregistrement d’Exil on main street dans le sud de la France et qu’on entame la tournée de 1972, Altamont est derrière nous, Brian Jones est mort (vous ai-je dit qu’on avait aussi mis le feu aux toilettes d’Hugues Hefner, Mr Playboy en personne ?)).
Quoi je dis « on » ? Ben ouais, je dis « on » et alors ?

ET ALORS !

Bon, d’accord, je sais, vous avez raison, comme d’habitude. Ne brûlons pas les étapes. Et revenons-en à la scène d’introduction : le compte-rendu d’une virée en bagnole dans le sud des US, complètement shootés (la bagnole étant elle-même bourrée de tout ce qui se sniffe, se fume, s’injecte et se boit), l’arrestation par des flics trop contents de pouvoir serrer des dégénérés à cheveux longs (ils ne sont pas encore (trop) connus à l’époque), le juge, importé par avion en urgence et lui-même sous l’emprise de l’alcool, l’avocat tout droit sorti des services secrets et qui fut un temps chargé de la protection de Kennedy (il était absent le jour de l’attentat de Dallas, c’est dire s’il était efficace)… En gros et pour tenter de résumer, si vous voulez savoir ce que ça fait d’être une légende du rock (une vraie), même rien qu’un peu, de pouvoir observer un type comme Keith Richards de plus près, d’entendre sa voix résonner dans votre crâne hirsute, de lire ses mots… sa vérité, un seul et unique conseil : NE RATEZ PAS CE LIVRE-LA !

OK, je vous l’accorde (de guitare, ah ah, qu’est-ce que je peux être drôle moi aussi) c’est un pavé (plus de 640 pages, avec de belles photos à l’intérieur (non comprises dans le décompte des pages, c’est important, il faut le noter), ça pèse lourd dans le sac à dos et il est un peu cher à l’achat (encore que… à 22.90 € c’est tout de même 517.10 € de moins que la bio de Jimmy Page, ce qui reste raisonnable quand on se donne la peine de réfléchir un instant)...

Alors franchement !

Pour tous les fans de rock’n’roll (eh… c’est bientôt Noël, enfin moi, je dis ça, je dis rien…).

Et quoi qu’on puisse en dire ou en penser (alors même que ce mot ne veut plus rien dire du tout) d’ores et déjà CULTISSIME.


Titre : Life
Auteurs : Keith Richards et James Fox
Éditions Robert Laffont.
22.90 €,
642 pages.


YEAHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!


Allez, deux ou trois phrases extraites et jetées en pâture, comme ça, rien que pour le plaisir :


« On avait toute une cohorte avec nous. Il y avait de tout, des roadies et des techniciens, des parasites et des groupies. Pour la première fois on avait notre propre avion, un jet sur le fuselage duquel on avait fait peindre la bouche ouverte avec la langue pendante. On était devenus une nation pirate, on traversait des distances énormes, sous notre propre drapeau, avec un cortège d’avocats, de clowns et d’assistants. » (celle-là, je vous paie mon billet que vous la retrouverez un de ces quatre en exergue d’un des mes bouquins).

« Une fête réussie, c’est une fête dont on ne garde aucun souvenir ».

« Et il y avait ces histoires que j’entendais tout le temps comme quoi il me volait, me soutirait des places de concert et ainsi de suite. Et alors ? Ça représente quoi, comparé à l’esprit et à l’amitié ? Vas-y mon pote, sers-toi autant que tu voudras ! »

Et moi je dis MONSIEUR Keith Richards !

 

 

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Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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