Dico du rock, Antoine de Caunes.

Publié le 17 Janvier 2011

 

9782259205757

 



Nouvelle expérience, la lecture intégrale d’un dictionnaire. Sur le papier, ça semble fou, dans la réalité ça l’est plus encore mais ça ne fait rien, j’assume. Car en voilà un qui met en joie. De cette joie dont on sort un peu triste quand c’est fini. Car tout a une fin, eh oui, c’est ainsi, il faudra s’y faire.
Donc, je l’ai lu. De A à Z sans oublier les remerciements à la famille et les notes en bas de page. Bref, la totale.
Bon, comme son titre l’indique, ce dictionnaire-là est « amoureux » donc forcément subjectif. L’auteur (dont on apprécie au passage la verve et la plume) balaie ses souvenirs. Et on peut dire que des souvenirs, il en a. Entre ses émissions TV (Chorus en tête mais aussi Rapido, les Enfants du Rock, Nulle Part Ailleurs) et ses escapades au States avec son vieux pote Chalumeau, c’est tout le rock et le blues (beaucoup de blues mais après tout, c’est de là qu’elle vient, toute la musique qu’on aime) qui défilent au fil de ces pages. Des plus obscurs aux plus grands. Il les a tous côtoyés à un moment ou à un autre (ça en devient même agaçant). Certains reviennent comme des leitmotivs (Elvis Costello, les Stones, les Beatles et surtout Bruce. Le Bruce). D’autres font des passages éclairs. Il y a des anecdotes (celle du King et de Tony Joe White en tête). Bref, de quoi égayer ses transports en commun (là, je parle pour moi). Surtout lorsque des moments de grâce vous mettent en joie, chatouillent vos zygomatiques au point d’éclairer votre facies laborieux d’un large sourire béat.

 

Mais le plus simple, je crois, c’est encore que je fasse mon PPDA de base en vous en pompant un petit extrait. Il concerne U2… (extrait choisi de manière totalement subjective bien entendu)

Extrait (pages 622-623):
« U2 me pète les burnes à un point qui dépasse l’entendement. Je dirais, pour illustrer, qu’il m’est physiquement impossible d’écouter un seul morceau – indistinctement, du reste, puisque, à mes oreilles, c’est toujours le même – sans qu’un engourdissement proche de la catalepsie s’empare de moi ; que je trouve leurs clips pompeux et ramenards, et que la somme de tout ça : leur succès planétaire, l’omniprésence, au premier glissement de terrain venu, de leur hyperchanteur, leur caractère intouchable, l’incarnation qu’ils représentent du rock à (bonne) conscience en font des prototypes parfaits de têtes à claques. Qu’on hésite de surcroît à gifler vu que, en bons chrétiens, ils seraient capables de tendre aussitôt l’autre joue, ces cons. »

Oui, je sais, c’est un peu facile. Mais qu’est-ce que c’est bon !

 

 

Titre : Dictionnaire amoureux du rock.
Auteur : Antoine de Caunes.
Éditeur : Plon, 715 pages.
Prix : j’en sais rien, vu que c’était mon cadeau de Noël (avec une bio de Bashung, gnark gnark. Gâté je fus, je vous l’accorde).


Rédigé par JP

Publié dans #ça n'engage que moi

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