Codex Atlanticus vol.20, la Clef d'Argent.

Publié le 5 Juin 2011

 

Recto Codex

 

 

 

Un an déjà depuis la sortie du Codex Atlanticus vol.19, l’anthologie permanente du fantastique concoctée par les éditions la Clef d’Argent. Comme chaque année, la nouvelle mouture sera disponible au solstice d’été (le 21 juin pour ceux qui ne possèdent pas de calendrier et n’ont pas la mémoire des dates). 10 nouvelles pour 10 univers différents dont certains, étrangement, se répondent et s’interpellent. Pour avoir eu la chance de l’avoir déjà lu (privilège d’auteur présent dans ces pages, désolé pour les autres mais il faudra attendre encore un peu), je peux d’ores et déjà vous dire que cette année encore, le niveau est élevé (je m’ôte bien évidemment de cette dernière remarque, ma propension à l’autosatisfaction s’arrêtant au simple fait de faire partie du sommaire).


Bien sûr, comme dans toute anthologie, j’en ai aimé certaines plus que d’autres mais toutes ont leur charme (et ce n’est pas de la flagornerie que d’écrire cela). Et celles que j’ai aimées… waooo. Pour n’en citer que trois (allez, OK, quatre, mais c’est bien parce que vous insistez), je dirais que « À l’abandon » de Stéphane Mouret est une p… de baffe dans la g…., un pur moment de malaise qui en renverra sans doute beaucoup à eux-mêmes et à la manière dont ils traitent leur vieille tante (à quelques jours de la canicule annoncée de cet été, ce texte pourrait être distribué par le ministère de la santé, cela aurait sans doute plus d’effet que n’importe quelle campagne de spots télévisuels). Ensuite, je citerai « Le complot » de Gilles Bailly. Là encore, la baffe (comme un c.. j’avais tendu l’autre joue, forcément, ils ne m’ont pas raté). Différente de la précédente, plus légère aussi, elle dévoile LA vérité sur un des grands mystères de l’Histoire (je n’en dis pas plus, seulement qu’elle se déguste comme un bon millésime, à petites gorgées et un large sourire aux lèvres). « Phobophobie » d’Ella Balaert ensuite. Peut-être moins « impressionnante » dans sa trame et sa forme que les deux précédentes mais sacrement efficace aussi et non dénuée d’une certaine touche de poésie sur la fin. « Vénéneux » de Nihil Messtavic enfin. Sans oublier évidemment (quoi, j'en suis déjà à cinq ? Eh bien tant pis !), "Le visage de la bête" de Romain Billot, sorte de course contre la montre en milieu neigeux avec une fin qui devrait donner quelques haut-le-coeur aux plus sensibles d'entre vous. Et quand, en plus, je vous aurai dit que l’on retrouve les sieurs Coolter & Quincampoix non seulement sous le pinceau de Tiffanie Uldry en couverture mais également sous la plume de Philippe Gindre pour clore cet excellent moment de lecture par une aventure inédite (et pour le moins troublante, comme il se doit) je ne doute pas que vous ayez hâte de vous procurer ladite anthologie. Et là je n'aurais qu'une seule chose à vous dire : "Comme je vous comprends".

Sommaire complet et commandes possibles ici :

http://clefargent.free.fr/codex.php#codex20

Et toujours les autres titres de la Clef d’Argent disponibles (et hautement recommandées, cela va s’en dire) sur le site des-dites qui se trouve là :

http://clefargent.free.fr/

 

 

Titre: Codex Atlanticus, vol. 20 (Anthologie permanente du fantastique)

Auteurs: Stéphane Mouret, Anne Morin, Gilles Bailly, Sylvie Huguet, Laurent Bayssière, Ella Balaert, Nihil Messtavic, Jean-Pierre Favard, Romain Billot, Philippe Gindre. Illustration de couverture: Tiffanie Uldry.

86 pages, 10 €

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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