Codex Atlanticus n° 19.

Publié le 13 Juin 2010

 

codex 19 recto

 

 

« Le Codex Atlanticus est avant tout une revue de création. Toutefois, nous publions des œuvres d'auteurs contemporains qui s'inscrivent généralement dans un courant littéraire déjà ancien, le fantastique. Cela nous amène à proposer en parallèle des rééditions commentées de textes anciens appartenant au même domaine : des textes parfois oubliés et qui n'ont souvent jamais fait l'objet d'une parution en recueil. La vocation première de la revue n'est donc pas à proprement parler de constituer une référence en matière bio-bibliographique (priorité est donnée au texte) mais nous avons à cœur de présenter les auteurs et de replacer leurs œuvres dans leur contexte historique. De ce point de vue, la revue constitue un outil de défense du genre : le fantastique est souvent méconnu ou confondu avec des genres proches comme la fantasy ou la science-fiction. Nous nous attachons donc à le faire connaître à un plus large public. »

 

C’est ainsi que la Clef d’Argent présente son anthologie permanente du fantastique, le Codex Atlanticus. Créé en 1990, le Codex rassemble chaque année (quand les fonds le permettent) des nouvelles et textes courts apparentés au domaine Fantastique. Publié le 21 juin, il marque ainsi l’arrivée de l’été et du solstice éponyme mais également l’éclosion de nouveaux talents, la découverte de plus anciens et la joie, sans cesse renouvelée, de lire un genre que beaucoup décrient (les autres se contentant, pour leur part, de l’aimer).

 

Et, une fois de plus, la moisson s’annonce intéressante. Mais jugez-en plutôt… le Codex 19éme du nom accueille dans ses pages des textes de (biographies honteusement volées sur le site de l’éditeur et ailleurs lorsque cela n’était pas possible (voire, carrément inventée quand il n’y avait pas d’autre solution)) :

 

Gilles Bailly. Né en 1967, il est l'auteur de nouvelles insolites, insolentes, caustiques et poétiques qu'on a pu lire ces dernières années dans de nombreuses revues dont le Codex Atlanticus, L'Encrier Renversé, Hespéris, Le Jardin d'Essai, Nord ou Supérieur Inconnu. (Source : La Clef d’Argent).

 

Anne Morin. Née à Neuilly, elle a fait des études de Lettres à l'Université François Rabelais de Tours, puis à la Sorbonne. Elle vit dans le Val d'Oise et fait de la réécriture de textes, des synthèses de conférences et de colloques. Parallèlement, elle a écrit trois pièces de théâtre, deux récits et un recueil de nouvelles non publié à ce jour. Elle a par ailleurs reçu le prix Univers du Livre 2000 pour son récit « La Partition ». (Source : La Clef d’Argent).

 

Sylvie Huguet. Depuis 1983, Sylvie Huguet a publié une centaine de nouvelles -- souvent d'inspiration fantastique -- dans une vingtaine de revues dont: Brèves, Nyx, Taille Réelle, Nouvelles Nouvelles, Nouvelle Donne, Solaris, Les Cahiers du Ru, Sol' Air, L'Encrier Renversé, Encres Vagabondes, Salmigondis, Rimbaud Revue. Sylvie Huguet est membre du comité de lecture et de rédaction de la revue Encres Vagabondes. (Source : La Clef d’Argent).

 

Arthur Z. Balogh. Dans un sens, Arthur Z. Balogh est un vagabond. Né à Budapest en 1941, il entreprend des études de journalisme et deux mariages ratés plus tard, s’installe à Bruxelles où il fonde une revue politique avant de partir pour l’Afrique centrale. Là, il participe à la libération de Stanleyville (Kisangani, ex-Zaïre), sillonnera le Katanga comme commerçant, puis ouvrira une librairie au Burundi. Dans les années soixante-dix, il se fixe à Paris en poursuivant son activité, et écrit quelques années plus tard des nouvelles fantastiques (depuis parues au Canada, en Belgique, en Italie et en France). Pour lui, le monde fantastique est un plaisir, une façon de commenter ce qui se passe dans le monde. Arthur Z. Balogh est auteur d’un recueil de nouvelles et de deux romans édités par les éditions numériques Manuscrit.com. Son dernier ouvrage, « Sortilège africain », est sorti en octobre 2009 chez EdiLivre. (Source : La Clef d’Argent).

 

Timothée Rey. Né en 1967, il enseigne les lettres et l'histoire dans un lycée hôtelier de la région niçoise. Au programme: Zelazny, Vance, Lovecraft, Borges... Dans sa vie : une femme stoïque, un ado greffé à son ordi, un chat qui perd ses poils, des fossiles et beaucoup de cactus. Il écoute du jazz en technicolor (Duke, Mingus), illustre des fanzines et accroche où il le peut ses «spoutniks» (mobiles-poèmes). On peut le lire aussi dans Fiction, Galaxies, Éclats de Rêves, Black Mamba, Géante Rouge, L'Ours Polar, Phénix Mag et bien sûr le Codex Atlanticus. (Source : La Clef d’Argent).

 

Denis Moiriat. Né en 1970, « cet ours a collaboré à différentes revues mais sa passion première c'est lire, lire et dénicher quelques oiseaux rares et oubliés. Il se construit patiemment une bibliothèque magique dans sa caverne ». (Source : La Clef d’Argent).

 

Thomas Desbrières. Je n’ai trouvé trace d’un Thomas Desbrières sur le net qu’accolé au préfixe « Archipel ». La description de ce collectif artistique me laisse à penser qu’il en fait partie (peut-être même est-ce de lui dont il s’agit et non d’un autre, portant le même prénom et, comble de la vilénie, le même nom aussi… où ça va se nicher, tout de même, la vilénie quand on y pense…). Mais je puis également me tromper (ce qui m’arrive assez souvent pour le noter). Donc, dans le doute, j’ai préféré m’abstenir et vous charger de compléter par vous-même le vide ainsi créé dans la présente liste. Désolé pour l’auteur si c’est bien de lui dont il s’agit. (Note à sa seule attention : si par hasard vous venez à  passer par là, n’hésitez surtout pas à m’envoyer une fiche biographique complète, avec un chèque à mon nom et d’un montant que je pourrai juger raisonnable, afin que je puisse l’intégrer à la présente présentation. Par avance, merci). (Source : moi).

 

José Antonio Ramos Sucre (1890 – 1930). Il fut enseignant, juriste, linguiste, politiste, consule du Venezuela à Genève et publia dans de nombreuses revues et journaux avant de rassembler ses écrits dans des recueils tels que « La Tour de Timon » (1925), « Les Formes du feu » (1929) ou encore « Le ciel d’émail » (1929). (Source : la lettre de la Magdelaine.net).

 

Nihil Messtavic, On ignore presque tout de cet auteur. Vedma Nàdasty, qui a entrepris de traduire son œuvre, et à qui nous devons de l'avoir un jour exhumée de la réserve d'une bibliothèque de province polonaise, dit de lui dans ses «Notes introductives» au « Crachoir du solitaire », le terrible recueil d'aphorismes noirs de Messtavic: «L'homme -- c'était un homme, cela du moins nous le savons -- était instruit. Son vocabulaire, sa maîtrise de la syntaxe le prouvent assez. Il était aussi polyglotte. Il a utilisé pas moins de quatre langues pour rédiger ses noires chroniques du désespoir, et il les maîtrisait toutes avec une égale aisance. Son intérêt personnel le portait aussi bien vers la philosophie, la littérature, que vers le dessin et la poésie. Le contenu de la malle me l'a prouvé. C'est tout ce que nous savons de lui. C'est tout ce que nous ne saurons jamais, fort probablement. Rien, dans ses écrits, ne permet vraiment de les dater, même si on peut se hasarder à supposer qu'il a vécu quelque part entre le milieu du XIXe siècle et le début du XXe. Car il a lu Nietzsche dont il reprend parfois les majestueuses figures, et il semble vouloir s'engager à tâtons, par moments, dans l'impasse Cioranienne, même s'il est raisonnable de supposer, si l'on considère l'ancienneté de la malle, qu'il n'a jamais pu connaître l'œuvre de l'ascète de la rue de l'Odéon. Quant à déterminer d'où venait Nihil Messtavic -- puisque tel il se présente à nous --, quant à tenter de préciser quelle était sa nationalité -- si seulement il en avait une --, cela demeurera sans doute à jamais impossible. Et sans doute est-ce mieux ainsi...» (Source : La Clef d’Argent).

 

Amelith Deslandes. Né en 1977 à Dijon, Amelith Deslandes y réside toujours, après avoir vécu quelques années au Québec. Bon nombre de fanzines et revues lui ont déjà ouvert leurs portes, voici une liste non exhaustive des textes publiés antérieurement : Codex Atlanticus 18, Eclats de Rêves 11 et 14, Le Boudoir des Gorgones 16, Borderline 4 (avec « Maudit soit le jour »). Un recueil de nouvelles, « Les Loges Funèbres », a été publié aux éditions Nuit d'Avril en 2006. (Source : La Clef d’Argent). A noter l'existence d'un autre recueil de nouvelles, "Chair et tendre" publié en 2009 aux éditions la Madolière.

 

Philippe Gindre. Big boss et membre fondateur des éditions de la Clef d’Argent, Philippe Gindre ne se contente pas d’afficher un bon goût sans faille et un professionnalisme de passionné, il est également né un 16 septembre.  Quel rapport me demanderez-vous ? Absolument aucun. Si ce n’est que l’homme a un joli brin de plume et que ce Codex sera (une fois n’est pas coutume, c’est dire si cela me met en joie) l’occasion de le confirmer. À noter qu’il est le créateur, avec Christian Hibon, des redoutables John Coolter et Isidore Quincampoix, les désormais célèbres investigateurs de l’IEA: l'Institut d'Ethnocosmologie Appliquée de Dole (Jura). (source : mix diablolique entre moi vs la Clef d’Argent)

 

Et moi-même… chanteur des Rolling Stones de 1980 à 1986 (après avoir été Alice Cooper puis Gene Simmons durant l’été 1979), je suis surtout connu pour avoir développé un don d’ubiquité proprement ahurissant. Inventeur de la paille coudée, de la chaise à porteur électrique et de la vache qui rit quand on la gratte sous les aisselles, je me déplace le plus souvent en troupeau (étant moi-même fort nombreux). Selon un observateur attentif de mes amis, je serai plutôt grand, passablement dodu et quoi qu’il en soit, grand amateur de charcuterie (ceci expliquant sans doute cela). Jusqu’à preuve du contraire, je suis immortel (comme à peu près tout le monde).

Vous l’aurez compris, ce n’est pas sans une certaine fierté que je vois figurer une de mes nouvelles (« La collection Prescott ») en si prestigieuse compagnie.

Et pour tout renseignement utile, commande avisée ou critique constructive (anciens numéros disponibles et numéro numérique téléchargeable depuis le site), une seule adresse envisageable (le reste ne serait que pâle copie alors autant ne pas y songer) :

http://clefargent.free.fr/codex.php


En vous souhaitant, par avance (et en toute confiance), une belle et bonne lecture. (ps : comme vous l'aurez compris si vous avez été attentifs, le Codex sort à chaque solstice d'été il faudra donc attendre la semaine prochaine pour vous repaître de cette merveille... patience ! ).

codex 19 verso

Titre : Codex Atlanticus, anthologie permanente du fantastique.
Editeur : La Clef d’Argent
120 pages, 10.00 €.

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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