Que du bon !

Publié le 19 Septembre 2006

Le nouveau Chuck Palahnuik est enfin sorti ! Et il s'appelle "A l'estomac" (traduction très approximative du titre original, "Haunted"). Au moins, cela a le mérite d'être clair. On sait par avance où on va (ou tout du moins, où ça va faire mal). Le thème ? De quoi faire saliver même les plus exigeants:

 

 

Vingt trois aspirants écrivains répondent à une petite annonce. Il s’agit de se mettre au vert pour pondre une œuvre dans de bonnes conditions. Mais qu’y a-t-il de commun entre un imposteur en vadrouille, un onaniste que son vice a failli tuer, une dame de la haute devenue clocharde par choix, une allergique chronique et une ex-obèse devenue bimbo ? Rien a priori. Rien, si ce n’est que ces cinq personnages et leurs dix-huit compagnons ont tous embarqué pour la même galère, une prétendue " retraite d’écrivains " où leurs rêves de grandeur vont vite tourner au cauchemar.

 

Chacun d’entre eux a répondu un jour à une énigmatique annonce avec l’espoir de trouver un environnement calme, loin de l’agitation du quotidien, où il pourra laisser libre cours à son imagination. Oui mais voilà, l’endroit se révèle plutôt glauque (un affreux théâtre en sous-sol, livrés aux rats et à la moisissure). Là, sous la houlette du mystérieux Mr Whittier, un vieillard sadique à souhait, et de son acolyte, Mrs Clark, une pépée siliconée sur le retour, ils entament un étrange voyage au pays des horreurs. Et alors que chacun dévoile aux autres ses secrets les plus noirs et que personne n’arrive à écrire la moindre ligne, la terreur s’installe. Isolés du reste du monde, maltraités, privés petit à petit de toute ressource – chauffage, lumière et surtout nourriture – ces cobayes s’agitent, paniquent, mais refusent de renoncer. Convaincus qu’ils font l’objet d’une mise en scène et que seule une place de victime totale leur assurera gloire et postérité, chacun se lance éperdument dans une compétition acharnée tant pour survivre que pour souffrir. À mesure que se dégradent leurs conditions de vie, leurs manigances pour sortir en victimes de ce lieu démoniaque se font plus cruelles. Automutilation, assassinats, dévoration, tout y passe.

 

Voici la trame générale du dernier roman de Chuck Palahniuk qui semble se tourner de plus en plus vers l'horreur pure. Et pour vous mettre en appétit (si vous en avez encore à ce stade-là de la description), une "nouvelle" de ces écrivains en herbe est disponible à l'adresse suivante: http://perso.orange.fr/creacore/tripes.htm (attention, c'est passablement hard-core, franchement branché c.. et peut heurter les âmes les plus sensibles (et je ne parle même pas des enfants !)). Un indice: ce doit être la nouvelle de l'onaniste qui a failli mourir…

 

Bref, alors que d'aucuns se démoralisent à forcer de chercher sans trouver quelque chose d'intéressant à se mettre sous la dent dans cette soi-disante surenchère de la rentrée littéraire (683 romans soit de quoi lire pendant 5 ans à raison de 11.38 romans par mois, (faut pas chômer ni s'intéresser aux autres nouveautés paraissant entre temps)), certains découvrent avec bonheur qu'ils en ont au moins un ou deux à lire.

 

Mes prochaines lectures seront donc, dans cet ordre approximatif ou dans un autre:

 

"A l'estomac" de Chuck Palahniuk et "Extrêmement fort et incroyablement loin" de Jonathan Safran Foer (dont j'aurai sans doute l'occasion de reparler ici même… mais en temps et en heure car cela à l'air d'être aussi excitant qu'un rien compliqué (on parle d'une construction dans la droite ligne de "La Maison des Feuilles" de Mark Z. Danielewski, rien que ça)). Enfin, juste pour vous mettre en appétit, voici le pitch (comme on dit) dudit objet:

Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d'inconnus et découvrira l'histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultra sensible et d'une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats contre les Twin towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors. (source: evene.fr)

 

 

Miam miam !

 

Quant au dernier Christine Angot, je suis désolé, mais je n'ai vraiment pas le temps. Sinon, ç'aurait été avec plaisir. Si si promis…

 

 

Information de dernière minute et bon plan pour les mirettes:

 

 

A noter, pour les amateurs de beaux clichés et de paysages lunaires, incroyables, vaporeux, luminescents (rayez la mention inutile), la présence de photographies de Syfran, le bondissant électrophile à l'écoute des musiques actuelles, aux adresses suivantes:

http://syfran.free.fr/syfisland/islande.htm

http://syfran.free.fr/syfislandv2/islandev2.htm

L'homme et sa compagne ont jugé bon de s'offrir une escapade en Islande cet été. Le résultat est tout bonnement saisissant.

Rédigé par JP

Publié dans #Le monde de Matéo

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syfran 20/09/2006 13:50

Merci l'ami pour la promo  ;-)=