Génèse d'un livre 1

Publié le 17 Mai 2005

Il paraîtrait que la France compte plus d'écrivains que de lecteurs... comme tout un chacun, je me prends donc pour un auteur (ce qui ne m'empêche pas de lire pour autant). J'écris. Et folie supplémentaire, j'aimerai pouvoir en vivre un jour . Mais je suis hélas bien trop réaliste pour croire cela possible. Je n'ai pas un nom dans le show business, n'ai jamais commis de délits ni majeurs ni mineurs, je ne bois pas (ou très rarement et peu à chaque fois), je suis marié, j'ai un enfant (le plus beau de tous, évidemment), bref, je ne corresponds en rien aux critères attendus par les grandes maisons d'édition (pour qui la qualité d'un texte est bien souvent secondaire et le nom sur la couverture le seul gage d'un succés littéraire). Qui plus est, j'ai le tort de faire dans un genre où d'autres se sont déjà engouffrés par vagues entières, le polar historico-mystique avec sociétés secrètes et complots hourdis dans l'ombre... Il y a quatre ans de cela, lorsque je me suis lancé dans la rédaction de cet ouvrage, le DaVinci Code n'existait pas, on ne risquait ni de me traiter d'opportuniste, ni de me répondre, ce genre là est déjà bien trop fait, désolé. En Novembre 2003, un petit éditeur Bourguignon (Nykta), a bien voulu sortir "La Commission des 25" qui constitue la première partie de cette histoire (qui  en comptera huit). Quelques semaines plus tard, sortait à son tour le mastodonte de Dan Brown (que j'ai lu, comme beaucoup, que j'ai trouvé distrayant, sans plus, que j'ai rangé dans un coin et qui depuis défit l'entendement). J'ai achevé un premier jet de l'histoire. J'ai adressé à quelques maisons d'éditions un synopsis qu'elles m'ont renvoyé (je les en remercie) car ne il correspondait pas à leur ligne éditoriale... Je ne leur en veux pas. Mieux, je leur donne raison (enfin, pas en ce qui concerne leur ligne éditoriale mais bon, c'est de bonne guerre, après tout, je ne suis personne). Je me suis donc remis à la tâche. Quelques incohérences à corriger, des problèmes de timing, bref, je pauffine mon bébé... J'ai le temps. L'écriture est une passion, cette histoire m'a déjà énormément apporté (dire que j'ignorais encore qui était Fulcanelli il a deux ans de cela  !) et j'ai envie qu'elle soit la plus parfaite possible... et croyez moi, elle le sera (toute modestie mise à part). Qu'on le veuille ou non. J'ai toujours considéré le compte d'auteur comme un échec en soi. Il suffit de payer pour être imprimé. Pas très glorieux tout cela. Mais j'ai déjà été édité et le livre s'est plutôt bien vendu (300 exemplaires, je sais, ce n'est pas énorme mais pour un premier livre, dans une petite maison d'édition... ce n'est pas si mal, en tous cas, moi, ça me suffit). Et puis j'ai découvert l'autoédition... et j'ai décidé de me lancer dans l'aventure.

Ce blog sera le compte rendu de cette histoire. Avec ses doutes, bien évidemment ses peines mais aussi, je l'espère, ses joies.

Première étape. Le texte.

Devenir petit éditeur soi même, d'accord. Mais pour éditer quoi ? Un roman. Soit, mais lequel ? Le sien. Evidemment, mais existe-t-il ? Il est en construction. Il se crée, chaque jour un peu plus. Les chapitres se forment, l'histoire avance. Avec des recherches, indispensables, car l'Histoire (celle que l'on écrit avec un grand H) est prédominante, car la philosophie hermétique n'est pas chose aisée à comprendre car... le texte donc. Tous ceux qui se sont lancés dans cette aventure vous le diront, le texte est primordial, premier, unique, incontournable. Editer pour avoir son nom sur la couverture d'un livre n'a strictement aucun intérêt. Editer pour transmettre, partager, distraire (oh ! le gros mot !), voire instruire (Infâmie !), voilà le but. Voilà la Quête. Alors cela prendra le temps qu'il faudra mais cela sera. De quelque manière que ce soit.

Cette histoire est celle d'un rêve. Le mien.

A suivre...

Rédigé par JP

Publié dans #Le monde de Matéo

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uusulu 17/11/2005 10:31

ben voilà. On tourne toujours autour de la même problématique : se faire éditer.

Course utopique, mais faut bien qu'on courre après quleque chose, n'est-ce pas ?

Ronan 18/05/2005 09:24

Que dire sinon bon courage?