Zone d'Autonomie Littéraire (et plus si affinités...)
Publications:
"La seconde mort de Camille Millien", éditeur associatif Le Panier d'Orties (Avril 2009).
La trilogie alchimique:
"La Commission des 25", éditions NYKTA (71), 2003. Egalement disponible en version gros caractères aux éditions Encre Bleue, 2006.
"Le coffret d'Essarois", éditeur Associatif Le Panier d'Orties, 2006.
"La montagne noire", éditeur Associatif Le Panier d'Orties, 2007.
Nouvelles:
"L'homme canon", 3éme prix du concours de nouvelles de Talant (21), 2001.
"Le truc", nouvelle éditée dans le recueil "Nouvelles du futur, le pire est à venir", éditions l'Harmattan, 2006.
"Mélange de genres", nouvelle éditée dans le recueil "Fil rouge", éditions Saint-Martin, 2009.
"Mauvaises vibrations", nouvelle éditée dans la revue Freaks Corp. n° 1, 2009.
Participations, bidouillages et connivences involontaires (ou presque).
Article "Les utopies pirates", publié dans le web-zine Utopies n° 3 (2006) (voir rubrique "liens utiles").
"Les sigles", "Nouvelles choses à faire avant de mourir", "Ces films dont vous n'entendrez jamais parler", "Ces styles musicaux dont vous n'entendrez jamais parler", "Dix bonnes raisons de
ne jamais voyager" : textes mis en ligne par Monsieur Toussaint Louverture (voir rubrique "liens utiles").
Il y a quelque temps, l’année dernière je crois, j’ai chroniqué, ici même, le livre d’Olivier Pilarczyk intitulé " Nirvana / Drain on " sorti aux éditions Le mot et le reste, dans la collection Solo telle que présentée ci-dessous par l’éditeur himself :
" SOLO croise la littérature et la musique, le temps d’un texte court. D’une seule voix, un auteur décrit les émotions suscitées par l’écoute d’un 45 tours, d’un album, ou ressenties lors
d’un concert. Cela peut être aussi le saisissement qui l’a pris à la vue d’une couverture de disque. Tous ces éléments pour dire combien ce moment singulier s’inscrit dans une rencontre
fondatrice avec la musique qui peut bouleverser toute une vie. "
Or, une fois n’est pas coutume, cet éditeur a non seulement passé l’hiver (alors que tant d’autres sont tombés autour de lui), mais il continue de publier. Et voilà que je tombe sur
" The Cure / Let’s go to bed " d’une certaine Annie Maisonneuve (dont on nous dit que c’est le premier livre). Bien évidemment, je me saisis de l’objet, le tourne et le retourne et
finis même par l’ouvrir. Une écriture vive et sincère. Un monde qui fout le blues et crêpe les cheveux qu’on portait auparavant en chignon. Voilà une expérience telle que je les aime. Après des
aventures dignes des meilleurs récits de cape et d’épée (et l’intrusion d’un cheval que je ne m’explique toujours pas), je suis parvenu à entrer en contact avec l’auteur (sacré réseau
mondial ! eh oui, on est potes myspace… pourquoi ? Pas vous ?).
Et voici, en quelques mots, ses réponses à mes questions.
Monde de Matéo (MDM) : Bonjour, si on en croit la couverture de ton livre, tu t’appelles Annie Maisonneuve. Tu es trentenaire (restons vague,
soyons galant) et " The Cure / Let’s go to bed " est ton premier livre (je passe sous silence le fait que tu sois enseignante, nos lecteurs n’ont pas besoin de tout savoir). Peux-tu nous dire
quelles sont tes références/influences ? Littéraires. Musicales (hors Robert " corbeau noir " Smith et sa bande de joyeux lurons bien entendu) :
Annie Maisonneuve (AM) : Au départ était Zozo la tornade. Mais paraît que ça fait pas sérieux. Alors, après il y a eu Sartre. Et puis dernièrement Chloé Delaume. Entre deux, il y a eu Daniel Pennac (un autre cancre), Annie Ernaux (une autre Annie) et Amélie Nothomb (pour la stupeur, les tremblements et l’hygiène). Et puis aussi Francis Ricard, un poète qui " déterre les mots " qui peuvent " vous sauter à la gueule ".
Question musique. Tout a commencé avec Claude François. Mais pareil, il paraît que ça fait pas sérieux. Hormis Robert. Y’a des punks. Comme Rancid. Y’a des femmes comme Cat power, Scoutt Niblett
ou Jeanne Cherhal. Y’a aussi les Red Hot ou Didier Super. Ou encore les Beatles.
En ce moment, c’est Future of the left.
MDM : Pour en revenir à un sujet qui n’a rien à voir, tu enseignes quoi ? Et à qui ? (je ne te demande pas où comme tu peux le remarquer) :
AM : Je suis enseignante documentaliste. Je hante donc un CDI. J’initie les élèves (des collégiens actuellement) aux techniques documentaires et je rêve secrètement de provoquer LA rencontre avec le livre. Celle dont ils ne ressortiront pas indemnes.
MDM : Que pensent tes élèves de ton coming-out (tu avoues quand même avoir été plus que cancre dans ta jeunesse, ça fait désordre) :
AM : Mon coming-out ? lequel ? Bon, j’avoue. Mes élèves n’en savent rien. Non pas parce que cela ferait désordre mais plutôt
par pudeur.
MDM : La collection Solo, des éditions Le mot et le Reste, s’appuie sur les émotions ressenties par un auteur à, je cite, " l’écoute d’un 45
tours, d’un album, ou ressenties lors d’un concert […] Tous ces éléments pour dire combien ce moment singulier s’inscrit dans une rencontre fondatrice avec la musique qui peut bouleverser toute
une vie ". Peux-tu nous dire quand l’idée de ce livre est née ? As-tu écrit en fonction de cette " commande " particulière ou le livre existait-il déjà (ce qui tombait plutôt bien il faut le
reconnaître) ?
AM : J’ai découvert les éditions Le Mot et le Reste car je connais Olivier Pilarczyk, auteur d’un solo sur Nirvana.
J’ai attendu plusieurs mois avant d’écrire ce livre. Au départ, je ne pensais pas l’écrire d’ailleurs. Et puis, l’été dernier, je m’y suis collée.
MDM : On dit que les premiers romans sont le plus souvent autobiographiques. Compte-tenu des impératifs de la collection, c’est bien
évidemment le cas ici. Quelle impression ça fait de se livrer ainsi à des inconnus ? (en tout bien tout honneur, je précise) :
AM : Pendant toute la phase d’écriture, je n’ai jamais pensé à ça. Et même maintenant cela reste irréel pour moi. Sauf quand il y a des retours, mais ça c’est une autre question !
MDM : Est-ce vraiment (et totalement) autobiographique ?
AM : Peut-être que le terme à la mode " d’auto fiction " est plus approprié ? Dans les grandes lignes, c’est autobiographique. Dans les détails, il y a quelques arrangements avec la réalité. Le filtre du ressenti ne me rend pas toujours très objective. Mais peut-être qu’en étant subjective, je touche du doigt une autre réalité ?
Pffffffff, ça devient compliqué !
MDM : Comptes-tu passer à la fiction ? Des projets en préparation ?
AM : Pour l’instant, je reste dans cette démarche d’auto fiction. Je voudrais travailler davantage sur l’écriture en elle-même. Jouer sur les frontières. Mélanger les écrits. Les supports. Faire des collages. Et travailler à atteindre une sincérité qui passerait par la forme, que cela relève davantage des sens que de la narration.
Et pour répondre à la 2e question : je viens de terminer un manuscrit qui se trouve encore dans mon tiroir.
MDM : Ton style est très agréable à lire. Phrases courtes, percutantes. Succession logique des idées et des événements. Maîtrise de
l’ellipse. En te lisant, on a presque l’impression d’être une adolescente, au milieu des années 80. Tiens, justement, en parlant des années 80, j’étais moi-même ado à cette époque-là et,
bizarrement, je suis passé à côté du phénomène Cure. Quel album me conseillerais-tu afin de combler ce manque évident ? Que penses-tu de Robert aujourd’hui (cette manie de continuer à se
maquiller malgré le poids des ans (sans mauvais jeu de mots de ma part)) ? Les écoutes-tu toujours autant ? Et si oui, te plongent-ils encore dans cette sorte de torpeur ouatée que tu décris dans
ton livre ou n’en tires-tu plus que de la nostalgie ? (je sais, la question est longue et à tiroirs, tu peux donc la relire avant de répondre) :
AM : Boys don’t cry. Kiss me kiss me kiss me ou Disintegration.
En complément le petit dernier, 4 :13 Dream auquel on reproche d’être encore du Cure ou de ne plus en être justement !!!
Au rayon DVD, le live in Glasgow. Avec ses bonus dévoilant un Robert sans tenue " corbeau noir ".
Ce que je pense de Robert aujourd’hui ? Ben, c’est plus le petit Robert des débuts. Mais moi, je l’aime toujours ! Dans sa voix, dans ses gestes. C’est toujours le même bonhomme, le même univers. Onirique et poétique. Pour le maquillage, franchement, il y a des femmes bien plus moches que lui.
Les écoutes-tu toujours autant ? Non. Mais je réponds quand même : oui c’est de la nostalgie.
Ceci-dit, avec le dernier album, je suis contente de rencontrer un Robert de la maturité.
Mais cela ne change rien au fait que tant que Robert chante, j’ai quinze ans.
MDM : Quels retours as-tu ?
AM : Mes lecteurs curistes semblent apprécier l’esprit du livre. Les autres aiment le retour à l’adolescence. D’autres encore sont sensibles à l’humour. Je suis toujours impressionnée par ce que mes lecteurs retirent de ce livre, et vraiment contente aussi quand ils ont passé un bon moment.
MDM : En une phrase, dis-nous pourquoi il faut acheter ton livre ?
AM : Parce que mon style est très agréable à lire. Phrases courtes, percutantes. Succession logique des idées et des événements. Maîtrise de
l’ellipse. Et aussi, un peu, parce qu’il est vert.
MDM : Question subsidiaire (dont la réponse n’intéressera que moi) : quand je t’ai contacté, tu m’as dit déjà connaître ce blog… sans
déconner ?
AM : Sans déc ! J’y suis arrivée par ta chronique de Nirvana / Drain you.
MDM : Forcément… Bon, eh bien, merci à toi (là, je soliloque), belle preuve de sincérité (j’ai cru discerner un rien d’ironie dans tes réponses (surtout l’avant-dernière)). Je dirai donc, s’il ne faut retenir qu’une seule chose à propos de ce livre : il est vert (bien que déjà mûr). Je vous laisse réfléchir là-dessus et moi, je vais me coucher. Fatigué pépère.
Quant aux liens indispensables, je vous laisse le soin de cliquer vous-même dessus :
L’éditeur :
http://atheles.org/lemotetlereste/
Le myspace de l’auteur :
http://www.myspace.com/anymaisonneuve
Titre : " The Cure / Let’s go to bed ".
Auteur : Annie Maisonneuve.
Editeur : Le mot et le reste.
Prix : 7.00 €
"La seconde mort de Camille Millien". Editions du Panier d'Orties. 198 pages, 12,00 €. Car il ne vient du Morvan "ni bon vent, ni bonnes gens". Un polar fantastique qui mêle légende et réalité. Une disparition. Une enquête. Et, au bout du chemin, la vérité. Enfin.
La trilogie Alchimique :
"La Commission des 25", publié aux éditions NYKTA, disponible à la commande (voir liens pour coordonnées). Et comme le disait l'autre, à 6.00 € , ça vaut vraiment pas la peine de se priver !
"De mystérieux manuscrits remontent à la surface en même temps que le corps d'un notaire. La petite ville de Clamecy est en ébullition. Emilie, la fille du relieur, enquête. Aidée par un vieil érudit à la bibliothèque plus que chargée, elle parcourt l'histoire de cette ville qui l'a vue naître et découvre qu'elle renferme de bien terribles secrets."
Dans sa version gros caractères, éditions Encre Bleue.
"Le coffret d'Essarois", sorti chez Le Panier d'Orties éditeur. La suite de "La commission des 25". 10.00€.
L'enquête d'Emilie la conduit en des terres dont elle n'avait jamais soupçonné l'existence. La commission, quant à elle, est toujours à la recherche des manuscrits. Des manuscrits dont on apprend notamment qu'ils auraient appartenu à un certain Nicolas Flamel...
"La montagne noire", suite et fin de la première trilogie alchimique Bourguignonne (publié au Panier d'Orties éditeur). 10.00 €.
Emilie et ses amis face à la Commission des 25. Où les apparences peuvent être trompeuses et le Mal pas toujours là où on le croit. Une plongée enivrante qui vous procurera toutes les réponses à ces questions que vous ne vous êtes pas encore posées...
Autres publications (recueils, ouvrages collectifs, webzine) :
"Nouvelles du futur: le pire est à venir". Editions de l'Harmattan. Nouvelle intitulée "Le truc".

Recueil de nouvelles "Fil rouge", éditions Saint-Martin. Pour la nouvelle intitulée "Mélange de genres".
Ezine Utopies n° 3, publication d'un article intitulé "Les utopies pirates".
Nouvelle intitulée "Mauvaises vibrations", publiée dans la remarquable revue dédiée au fantastique, FREAKS Corp. n° 1.
Pour toute commande, laissez moi un commentaire, sur n'importe quel article, avec votre adresse mail (je vous recontacte, on synchronise nos montres... vous connaissez la suite). A noter que pour toutes commandes effectuées via ce blog, les frais de port seront offerts, des dédicaces gracieuses seront apposées et des cadeaux surprises seront distribués dont un séjour d'une semaine à la Baule pendant le festival, des macarons au chocolat non périmés ainsi que les clés d'une Lamborghini jaune avec sa carte grise (euh, enfin, non, peut-être pas, je suis désespéré d'accord, mais loin d'être riche...). Rectification: seuls les frais de port seront effectivement offerts. Pour le reste, jouez au loto.
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