Le coffret... nouvel indice.

Publié le 9 Juin 2006

Pour ceux qui n'ont pas encore lu le bouquin (et pour cause, il n'est pas encore sorti !) mais qui, déjà, voudraient en savoir plus (ou vérifier par eux même que je ne paranoïaque pas comme un malade et que mes sources sont à la fois bonnes et bien juteuses), voici de quoi vous restaurer pour le week-end. En plus, vous avez de la chance, ça tombe en plein dans l'actualité. Comme quoi… il n'est pas de meilleur promotion que l'auto-promotion et d'auteur que celui qui tient toutes ses promesses. Transparence. Elégance. Véracité. Telles seront mes marques de fabrique. Et si tout cela vous intrigue, alors tant mieux ! Enfin… n'oubliez jamais que ce n'est que de la fiction.

 

Jamais, vraiment ?

 

 

Le Groupe Bilderberg, un club archisélect.

 

On dit qu’ils décideraient de toutes les questions importantes et qu’ils auraient le pouvoir de faire et de défaire les gouvernements. En fait, ils formeraient même le véritable gouvernement qui régit la planète. Si c’était vrai, Ottawa serait la capitale du monde cette semaine. La rumeur court sur Internet depuis quelque temps déjà. Le groupe du Bilderberg tiendrait sa réunion annuelle, cette semaine, au très chic Hôtel Brookstreet, à Kanata, en banlieue d’Ottawa. Club archisélect d’environ 130 personnes censées être les grands des grands de ce monde, le forum se veut une occasion offerte à l’élite politico-économico-médiatico-intellectuelle de discuter en profondeur, et en toute franchise, des principaux enjeux planétaires. Son désir de se garder aussi loin que possible des projecteurs, et sa consigne aux participants de garder le secret sur le contenu de leurs débats, sont autant de preuves supplémentaires, pour ses critiques, du rôle occulte et central qu’il joue dans la gestion des affaires du globe.

Beaucoup moins connu que le G8 ou le Forum économique mondial de Davos, le groupe tire son nom de l’hôtel Bilderberg, à Oosterbeek, aux Pays-Bas, où s’est tenue sa première réunion en mai 1954. Créé, à l’origine, pour entretenir la compréhension et l’amitié entre l’Europe et les États-Unis, le forum s’est graduellement intéressé à tous les grands enjeux géostratégiques, de la question énergétique à la libéralisation des échanges, en passant par la guerre contre le terrorisme et la concurrence asiatique.

Mise à jour chaque année en fonction d’un système de quota par pays, la liste de ses participants est un inventaire des plus grosses pointures du gotha de droite comme de gauche, ou de ceux qui semblent destinés à le devenir. S’y sont retrouvés des têtes couronnées, comme le roi Juan Carlos et la reine Béatrix; des politiciens, comme Henry Kissinger, Tony Blair, Donald Rumsfeld, Angela Merkel et Bernard Kouchner; des hommes d’affaires, comme David Rockefeller, George Soros et Bill Gates; des dirigeants d’institutions internationales, comme Pascal Lamy (OMC), Paul Wolfowitz (Banque mondiale) et Jean-Claude Trichet (Banque centrale européenne); ainsi que des experts, dont des journalistes réputés du Financial Times, du Figaro, de la revue The Economist, de Newsweek… Il arrive que des Canadiens soient invités. Ce fut le cas, entre autres, de Conrad Black, Pierre Trudeau, Jean Chrétien, Stephen Harper, Mike Harris, Frank McKenna et Bernard Lord.

Pour ses fans, le groupe du Bilderberg a su préserver, par sa sélection rigoureuse des participants et la confidentialité de ses discussions, un niveau élevé de débat et donc une véritable occasion de mieux se comprendre entre acteurs centraux. "À Davos, on paie pour voir et se faire voir. Au Bilderberg, on y vient pour entendre sans se faire voir", a expliqué un jour un participant au quotidien Libération. Cela a aussi pour résultat qu’on y est "très blanc, très WASP, et on assume", a ajouté un autre.

 

Le complot

 

L’opacité de ce club privé a un prix. Pour les adeptes de la théorie du complot, on n’a pas à chercher plus loin pour trouver qui tire les ficelles de notre monde. La mondialisation, le néo-libéralisme, le protocole de Kyoto, l’Union européenne, l’OMC, l’OTAN et les Casques bleus sont autant d’idées élaborées par le groupe du Bilderberg et autres Commission Trilatérale et Council of Foreign Relation. Bill Clinton, Tony Blair et même Stephen Harper n’ont-ils pas été invités par le groupe du Bilderberg quelques années à peine avant leurs élections ? Cela ne prouve-t-il pas que le groupe peut faire et défaire les gouvernements ? On raconte même que c’est à l’une de ses réunions qu’aurait été planifiée l’invasion américaine de l’Irak. Pas étonnant que les nationalistes serbes, le terroriste américain Timothy McVeigh et Oussama ben Laden ont eux aussi accusé le groupe du Bilderberg d’être le véritable maître du monde.

On peut comprendre qu’il soit tentant d’échafauder de telles théories lorsque l’on sait que des gens aussi puissants se rencontrent chaque année en secret pour discuter des grandes questions de l’heure. Cela a, de plus, l’avantage d’expliquer de façon simple et logique la cause de tous ces phénomènes complexes qui perturbent nos vies.

Mais tout le monde sait bien que l’élection de Stephen Harper n’a pas été décidée par des étrangers, aussi puissants soient-ils. On sait aussi que tous les grands phénomènes mondiaux qui façonnent notre réalité ne peuvent pas être le fruit d’un vaste plan machiavélique élaboré par une centaine de personnes qui se réunissent trois ou quatre jours chaque année dans un hôtel chic. La plupart des gens auront compris que ces phénomènes sont plutôt le résultat d’un inextricable amalgame de décisions collectives et individuelles, d’évolutions sociologiques et d’accidents historiques.

Ce qui ne veut évidemment pas dire que des forums comme le groupe du Bilderberg n’ont aucune influence sur notre monde. Lorsque des gens se rencontrent pour discuter en profondeur de questions qui les préoccupent, ils finissent, à l’occasion, par arriver à des consensus. Lorsque ces consensus unissent d’importants politiciens, de puissants hommes d’affaires ainsi que d’influents experts et autres leaders d’opinion, on comprend que cela peut avoir un certain impact sur le cours des événements.

Ces consensus n’ont généralement rien de secret et peuvent évoluer. On est par exemple passé, ces dernières années, d’une béate apologie du libre-échange à une vision un peu plus sensible aux besoins des pays en voie de développement. Les préoccupations environnementales font, quant à elles, lentement leur chemin jusqu’aux sommets.

Reste que les membres du groupe de Bildberger auraient, sans doute, tout autant de plaisir à discuter ensemble même s’ils n’étaient pas tellement "blancs" et tellement "WASP". Ils y gagneraient une vision plus riche et plus éclairée de la réalité.

Reste aussi que, si on peut bien rire de la théorie du complot, cette dernière se nourrit souvent de sentiments d’impuissance devant les événements et d’exclusion des mécanismes décisionnels qui sont préoccupants en démocratie. Il est entendu que des rencontres au sommet, comme celles du groupe de Bilderberg, sont inévitables et même souhaitables pour le bon fonctionnement de notre monde. On comprendra cependant qu’elles ne doivent jamais être, ni avoir l’air d’être, l’endroit où se prennent les décisions importantes.

Source Ledevoir.com.

Dernières réunions selon wikipédia:

 2003
La réunion avait lieu en France du 15 au 18 mai, au château de Versailles qui a été fermé au public pendant une semaine. Selon Pepe Escobar de l’Asia Times, Jacques Chirac a prononcé un discours de bienvenue le premier jour.

2004
La réunion 2004 du groupe Bilderberg s’est déroulée du 3 au 6 juin (juste avant la réunion du G8) à Stresa dans le nord de l’Italie près de la frontière suisse, dans un palace sur les rives du Lac Majeur, le "Grand Hotel des Iles Borromées".

2005
En 2005, la réunion s’est déroulée du 5 au 8 mai, en Bavière germanique. Celle-ci fut préparée par le Comité de Direction comprenant Josef Ackermann de la Deutsche Bank, Jorma Ollila de Nokia, Richard Perle (ancien conseiller du Pentagone), Vernon Jordan (confident de l’ancien président Bill Clinton), Jürgen Schrempp de DaimlerChrysler, Peter Sutherland de Goldman Sachs International, Daniel Vasella de Novartis et James Wolfensohn de la Banque Mondiale ; parmi d’autres étaient attendu Henry Kissinger, Natan Sharansky et Bernard Kouchner, d’après le Financial Times du 1er Mai.

2006
La conférence aura lieu du 8 au 11 juin au Brookstreet Resort à quelques kilomètres d’Ottawa, au Canada.

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg pour les informations générales.

http://www.conspiration.info/ voir article en date du 08 Juin 2006 (reproduit ci-dessous pour les plus fainéants).


Ça y est ? ça commence à vous démanger ? A fantasmer dur ? A s'interroger ? Votre cerveau entre en ébullition ? Se fait des nœuds. Se pose des questions. Toutes sortes de questions. Des questions qui pointent le bout de leur nez et ne veulent plus vous lâcher. S'insinuent en vous jusqu'à manquer de vous rendre fou ?

 

Vous croyez vraiment que j'exagère ?

 

Et vous ne voyez toujours pas le rapport avec un certain bouquin dont, mine de rien, le compte à rebours de sortie a déjà commencé ? (pour info: la maquettiste a terminé son travail, je vais bientôt le recevoir. L'imprimeur, quand à lui, fait déjà chauffer les rotatives. Bientôt la sortie ! Bientôt le bonheur ).

 Vous ne voyez toujours pas le rapport avec un certain Coffret d'Essarois, c'est ça ?

 Patience.

 Bientôt, ici même, une autre pièce du puzzle. Que voulez-vous, si on ne ménage pas un minimum de suspense de nos jours, plus personne ne vous prend au sérieux.

 

Ah si, une dernière chose encore. Comme ça, juste avant de partir. J'ai un petit cadeau à vous faire (eh oui, je suis comme ça): Voici donc, en avant première, le tableau qui servira de couverture au bouquin. Bien évidemment, il s'agit d'un tableau de mon papa. Et comme par hasard, il colle parfaitement au sujet (même s'il a été peint il y a bien longtemps…).

 

Rédigé par JP

Publié dans #Le monde de Matéo

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