Boris Akounine. Azazel.

Publié le 5 Janvier 2009

Merci Willy (l'intéressé comprendra).




Fort de bonnes résolutions pour la nouvelle année (parmi lesquelles " tu ne massacreras point ta jeune collègue " figure en bonne place) me voilà plongé dans de brillantes lectures recommandées par le susdit. Je sais, c’est compliqué et pas toujours facile à suivre mais ma bonne résolution n° 23 est " tu cesseras d’être simple et direct " je n’ai donc pas le choix.

 


Boris Akounine. De son véritable patronyme Grigori Chalvovitch Tchkhartichvili est Russe (bon, d’accord, avec un nom pareil, on pouvait s’en douter) OR il se trouve que je n’ai pas d’affinité particulière avec la littérature Russe (je sais, c’est une honte, une erreur mais que voulez-vous ma bonne résolution n° 52 est " tu cesseras d’être parfait " je n’ai donc pas le choix). Auteur d’une somme sur le thème " les écrivains et le suicide " (comme nous l’indique l’excellente note sur l’auteur publiée en tête de livre), B. Akounine (notez la contraction ainsi obtenue et écriiez-vous Euréka !) a décidé de se distraire en donnant vie à un nouvel énergumène détective, Eraste Pétrovitch Fandorine. Lequel, jeune orphelin, est entré dans la police en tant que registrateur de collège. Bien sûr, il ne le restera pas longtemps, déjouera moult complots, voyagera à travers le monde, la poche alourdie d’un revolver et d’une bonne dose d’optimisme. Ça se lit avec plaisir, le style est enlevé, les aventures palpitantes. Seul bémol, puisqu’il en faut un sinon ce ne serait pas juste (bonne résolution n° 42), l’afflux de noms imprononçables fait un peu perdre le fil au lecteur, genre mais " qui c’est celle-là ? ". Quoi qu’il en soit on se laisse entraîner avec bonheur dans les pas de ce frêle individu, pétri de bonnes intentions et naïf comme le sont les jeunes gens de son âge. Un bon moment qui n’est pas sans rappeler cette littérature feuilletonnesque dont Eugène Sue s’était fait, en son temps, une spécialité. 

 


Extrait :

 


" - Il ne s’est pas tiré une balle dans la tête simplement comme ça mais en jouant à la roulette américaine, d’après ce qu’on m’a tantôt laissé entendre au bureau du général gouverneur, déclara l’homme au visage glabre en bombant le torse. Vous savez de quoi il s’agit ?

- Tout le monde le sait, fit Hippolyte avec un haussement d’épaules. On prend un revolver et on y met une balle. C’est stupide mais grisant. Dommage que ce soient les américains et non les nôtres qui en aient eu l’idée. "

 



Titre : " Azazel "

Auteur : Boris Akounine.

Editions : 10/18 (livre de poche, ça c’est pour Sylvain (bonne résolution n° 35 bis))

Prix : 7.40 €

Nombre de pages : 319

 



À noter que Fandorine vit d’autres aventures, que son petit fils en vit également et que tout cela donne à lire de biens intéressantes choses (et pour pas cher… elle est pas belle la vie ? (bonnes résolutions n° 5, 7 et 12, crise financière oblige)).

 

 

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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Willy 14/01/2009 17:27

Bon choix de livre ;-) Un bon premier livre, où on pouvait prévoir certaines choses... pour l'anecdote, je me suis pensé sur ce roman après avoir appris que paul Verhoeven allait l'adapter au cinéma avec Milla Jovovich. Par contre, le deuxième livre "le gambit turc" se centre plus sur une jeune fille perdue sur le front pendant la guerre russo-turque de 1876-1878... pour l'instant, moins d'action ( j'en suis à la moitié) mais ça tient en haleine ... à suivre !