Je sais, j’ai honte.

Publié le 7 Décembre 2008




Parfois, il faut savoir se montrer humble. Je sais, ce n’est pas toujours facile mais avec un peu de volonté. Ainsi, moi, par exemple, je vais vous avouer quelque chose. Oh, je n’en suis pas fier. Ça non. J’irai même jusqu’à dire que la honte m’envahie. Mais c’est comme ça, on n’y peut rien. Et comme l’a dit l’autre beatnik, que celui qui n’a jamais péché me jette le premier pavé. Alors voilà, je…

Ah c’est vraiment pas facile.

Je sais que je vais en décevoir plus d’un(e).

On a l’impression de connaître les gens. On se fait tout un monde de ce qu’ils sont. Et paf, la tuile. Le piédestal s’effondre. La statue vacille. Est mise à terre. Réduite en miettes. On se sert sur le cadavre encore fumant. Vend les reliques au plus offrant. Manque de faire fortune.

Allez, tant pis, je me lance.

Advienne que pourra.


Les femmes et les enfants d’abord.

 


Alors voilà, je viens seulement de découvrir Raymond Chandler.

 

Bien sûr, j’en avais déjà entendu parler (toujours en bien). Je connaissais le personnage de Marlowe, détective privé. Devrais-je dire l’archétype du genre. " Le grand sommeil ", Humphrey Bogart tout ça. Mais je n’avais jamais rien lu de lui. Pourquoi ? Va savoir. Pourquoi on préfère le rock au rap ? Pourquoi il fait beau quand on travaille et qu’il pleut les jours de congés ? Pourquoi la terre est ronde ?

C’est comme ça.

Faut pas chercher.

 


Remarquez, il n’est jamais trop tard. Et mieux vaut un bon retard que pas de rendez-vous du tout. On est bien d’accord là-dessus (je me permets de répondre à votre place, c’est plus commode pour moi).

 

Raymond Chandler. Né en 1888, mort en 1959. Seul survivant de son campement militaire en France, lors de la guerre 14-18. Se met à l’écriture en 1939. Publie quelques classiques parmi lesquels " Le grand sommeil ", " Sur un air de Navaja " etc.

 


" Sur un air de Navaja " justement, puisque c’est de lui dont il s’agit ici. Retitré, pour une raison qui m’échappe encore, " The long good-bye " pour sa (re)sortie chez Folio (poche) et sous titré " Une enquête du privé Philip Marlowe ".

 


Je vous balance juste une phrase, comme ça.

 


La boîte des Dancers était fréquentée par une clientèle propre à vous ôter toutes vos illusions sur les améliorations que peut apporter la fortune à la personnalité. "

 


Rien ajouter si ce n’est, qu’un type, capable de balancer une phrase pareille, ce serait criminel de l’ignorer plus longtemps (vous avez remarqué, là, je fais mon malin). Je suis vraiment pitoyable.

 

Allez, pour me racheter, je vous mets la quatrième de couverture. C’est cadeau :

 

La première fois que Marlowe vit Terry Lennox, visage jeune et cheveux blancs, il était fin soûl dans une Rolls Royce Silver Wraith. La fille à ses côtés, chevelure d’un magnifique blond vénitien, sourire vague aux lèvres, portait sur les épaules un vison si prestigieux que, près de lui, la Rolls ne semblait plus qu’un tacot de série. Cette amitié spontanée de Marlowe pour cet ancien commando au charisme énigmatique amène le privé à passer des frontières que son métier rendait a priori infranchissables. Terry Lennox n’a pas fini de le surprendre. S’il est innocent des crimes dont on l’accuse, il est aussi le centre d’un jeu mortel où la tragédie triomphe sans égale.

 

 

 

Titre : The long good-bye

Auteur : Raymond Chandler

Edition : Folio policier

Prix : 7.40 €

 

 

 

 

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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Wilfrid 07/12/2008 22:50

C'est pas grave, on apprend tout les jours. J'ai mis 25 ans pour apprécier Elvis Presley et je viens de découvrir B. Akounine et Ira Levine ...c'est ça qui est bien avec la vie... et, au fait, Dashiell Hammett, c'est pour quand ? ;-)