Genèse d'un livre 5

Publié le 22 Février 2006

Ecrivain local. J'aime assez ce titre finalement.

Nous voici donc arrivé face à un bien beau dilemme. Un, j'ai d'un côté un éditeur, chez qui j'ai un contrat (Nykta), qui fait essentiellement dans le petit polar local. Il prévoit la sortie de dix titres par département. Il a déjà écumé la Bourgogne et s'attaque maintenant au Rhône Alpes. Bref, il a d'autres chats à torturer (pauvres bêtes !) et n'a que faire d'une suite (même prestigieuse et ô combien incontournable) de l'ouvrage dont je suis le modeste auteur (voir encadré "autopromotion"). Deux, soit un éditeur associatif développant l'idée, déjà envisagée précédemment, de l'autoédition. D'accord, s'autoéditer, c'est payer pour être lu, donc, quelque part, une sorte d'échec en soi. Oui, d'échec et je pèse mes mots. Ma prose en effet, n'a pas su séduire un éditeur potentiel. Personne n'a voulu parier d'argent sur moi. Et pire que tout, je ne suis pas connu dans le monde des affaires ni sportif de haut niveau et encore moins présentatrice de télévision. Mais mais… un éditeur, tu en as déjà un, allez vous me dire ! Ah ! La vie d'artiste, que voulez-vous, est parfois bien compliquée ! vous répondrai-je alors dans un souffle, la mine à la fois triste et empruntée. Oui mais, mon garçon, auriez-vous le droit de me rétorquer et vous n'auriez pas tout à fait tort soit dit en passant, regarde les peintres. Ils achètent bien leur matériel, louent un local pour y exposer leurs tableaux… n'est-ce pas justement ce que tu t'apprêtes à faire en t'autoéditant ? Et puis, l'autoédition, c'est la liberté ! Tu fais ce que tu veux. Tu es ton propre maître. D'accord tu n'as pas les infrastructures de distribution, tu dois relever tes manches… mais ne me dis pas que cela te fait peur et puis surtout, surtout, là, c'est différent ! Il s'agit d'une association d'autoédités, une sorte de coopérative littéraire autogérée (une ZAL, Zone d'Autonomie Littéraire)… tu ne vas quand même pas me dire que l'idée (juste l'idée) ne te séduit pas ? Pas toi ! Oui serais-je tenté de vous répondre, vous avez sans doute raison, une fois de plus. Et puis, me dirais-je alors en moi même, conscient du bien fondé de vos arguments, se lancer dans une telle aventure a quelque chose de séduisant voire d'excitant. Me voilà, toutes proportions gardées, maître de mon propre destin. Ça fait réfléchir. D'autant plus que ce texte, j'y crois. Il est bon (sinon je ne lancerais pas dans une telle aventure, je ne suis pas fou tout de même). Et en plus, il est attendu ! Au jour d'aujourd'hui, plus de 370 exemplaires de la Commission ont été vendu et la suite m'est régulièrement réclamée… Guère de risques de se planter dans ces conditions. D'autant plus que le nombre, somme toute limité de tirages, ne s'élèvera, dans un premier temps, qu'à 200 exemplaires et que deux librairies font partie du projet… Ecrivain local je suis, écrivain local je resterai. Voilà qui me plait car dans écrivain local, il y a écrivain et que c'est tout ce qui compte.

 

La suite de "La commission des 25" est actuellement en cours de relecture / corrections. Une réunion de travail est prévue fin Mars avec les membres de l'association. Une fois tous ces éléments bouclés, tout devrait normalement aller assez vite (on est loin des délais de l'édition dite "normale" !). Si cet ouvrage (ou son prédécesseur) vous intéressent, j'en conserverai quelques exemplaires en vue d'une vente directe via ce blog. Compte tenu du nombre limité d'exemplaires édités dans un premier temps, vous pouvez d'ores et déjà réserver le vôtre en laissant un commentaire. Le prix devrait se situer aux alentours de 10 euros.

 

Vous voyez, tous les moyens sont bons pour réussir !

 

Ah ! Pas à dire, parfois, je me déteste !

 

Rédigé par JP

Publié dans #Le monde de Matéo

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