Douceur de vivre et maux de ventre

Publié le 26 Janvier 2006

Voilà un petit livre tout ce qu'il y a de plus réjouissant. Un de ces losers magnifiques chers à Léonard Cohen, perdu au fin fond du Lubéron, vivotant grace au commerce d'herbe importée et d'assistance sociale (ainsi qu'au bon vouloir de ses maigres amis ou vagues connaissances dont un "homme des bois" haut en couleurs), transformé le temps d'un hiver en gardien de villa de luxe , en organisateur de karaoké de fortune pour nippons égarés, le tout sur fond de perte d'emploi et de séparation matrimoniale. ça pourrait être tristounet, voire pathétique... mais ça n'en est rien. Les scènes s'enchaînent au rythme des mois qui passent et on suit ses errances avec le sourire aux lèvres. Ce type est attachant, jusque dans ses excés. Mais de là à dire que tout se passe bien pour lui...

 

 

"Une année sans ma femme" de David Angevin, publié au Serpent à plumes.

Quatrième de couverture

Ah, le Lubéron ! Ayant perdu femme et travail, un paisible et nonchalant loser héros narrateur du roman, vient zoner en Provence. Dans ce divin Lubéron s'est développé un sport régional : le gardiennage de villas luxueuses appartenant aux riches anglo-saxons. Là, on s'en donne à coeur joie, squattant les caves, sous-louant pour des tournages de films pornos, organisant d'infâmes karaokés pour japonais dont on détourne les cars... Au final, un roman drôlissime et réjouissant, entre tendresse et MTV.

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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