Comment devenir un dieu vivant.

Publié le 6 Février 2008

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Bon, comment dire ? Je viens de lire un livre. Je vous entends d’ici… encore ? Ben ouaip. C’est comme ça. En fait, j’en ai même lu deux. Mais je vais vous parler du second avant d’aborder le premier. C’est mon côté énervant. Je vous avais laissé en sortie de Palahniuk, dans la foulée je me suis fait le Welsh (et 600 pages, ça ne se commente pas comme ça. Faut cogiter, rassembler ses notes, faire un brainstorming intense à base de caféïne et pondre une centaine de feuillets réduits à douze lignes au final, bref, ça demande du temps). Non que celui-ci, le second donc par ordre d’apparition, n’en demande pas plus. Mais il ne fait que 260 pages… vous m’avez compris.

 

Tout d’abord, le titre : " Comment devenir un dieu vivant ".

L’auteur : Julien Blanc-Gras.

L’éditeur : le Diable Vauvert.

Le prix : 15,00 €

 

Commençons par le prix, une fois n’est pas coutume. C’est cher. D’autant que ça se lit vite. Et pourquoi ça se lit vite ? Ben, parce que c’est tordant. Du latin tordadilum qui veut dire, à peu de choses prés, tordant. Tordant ? Drôle quoi. Jouissif, à la limite. On n’est pas dans la grande littérature, entendons-nous bien. Le style est fluide, agréable mais ne va rien révolutionner. Et d’ailleurs, ça n’en a pas la prétention. C’est juste une bonne grosse farce. Qui après la bio déjantée de Buster Landru Casey et les aventures cocaïno-éthyliques de nos dépravés d’Ecossais nous permet d’appréhender les choses avec un peu plus de joie de vivre. Un peu seulement, je vous rassure, car il est ici question de fin du monde. Mais une fin du monde chouette. Marrante. Une sorte d’apocalypse peinarde. Bien vécue. Les héros, trois garçons et une fille. Leur projet… disons que conscients de l’inexorabilité de la chose, ils décident de vivre la disparition de la planète de la manière la plus agréable possible. Commençant sur le trottoir (l’un vend des journaux à la criée, les autres participent façon théâtre de rue), puis devenant patron de chaîne de TV ouverte (le problème du fric étant rapidement éludé grâce à la richesse inespérée du père de l’un d’eux), ils créent un nouveau courant. Une sorte de nihilisme zen (barré, certes, mais zen). C’est drôle, ça balance ça et là quelques vérités toujours bonnes à dire, ça se traite de punk à longueur de pages… que demander de plus ? Une version en livre de poche rapide peut-être, pour pouvoir l’offrir à ses amis avant que l’Armaggedon arrive… histoire qu’eux aussi puissent se préparer (et s’en foutre).

 

Extrait :

 

NDR: Présentation rapide de la scène : là, nos héros ne sont que présentateurs d’émission TV. Le concept… très flou. Disons que déguisés de manière adéquate, il donnent de bonnes raisons de… de quoi d’abord ?

 

Extrait :

 

Will : costume de Sioux.

Max : habillé en général Custer, attaché à un poteau et bâillonné (important).

 

Vous essayez désespérément de résister.

" Vous partiez de très haut mais vous allez de désillusion en désillusion. Récemment, vous avez calculé votre empreinte écologique. Vous avez pris une baffe en réalisant qu’il faudrait 4,3 planètes Terre si tout le monde consommait comme vous, Occidental normal. Vous faites des efforts incroyables. Vous vous faites chier à prendre le RER, vous n’achetez plus de vêtement, vous menacer physiquement votre épouse quand elle propose d’aller chez Ikea. Il faut décroître, merde. Six mois plus tard, vous retournez calculer votre empreinte écologique. Il faudrait 3,9 planètes Terre si tout le monde consommait comme vous, Occidental concerné. Vos poings se ferment. Vous regrettez d’avoir fait des enfants. Vous ne savez pas comment leur demander pardon. Votre conversion au Boudhisme n’arrange rien du tout. "

 

Voilà, ça donne une idée. Et pour nos amis qui souhaiteraient en savoir plus, le jeune auteur (en plus, il est jeune) a déjà publié un truc que j’avais, à l’époque, chroniqué ici même. Et celui-ci sort justement en édition de poche (tu vois Syf que je pense à toi). Assez drôle, j’avais déjà bien aimé. Ça s’appelle, "Gringoland" et ça parle de voyage (roots, hein, les voyages. Qu’on ne se trompe pas).

 

Sinon, vous pouvez aussi aller là, c’est le site du livre (si si, c’est possible). Et comme lui, c’est assez drôle : http://www.commentdevenirundieuvivant.fr/

 

Et à part ça? Ben, maintenant que je suis redevenu joyeux, je vais m’attaquer au second Irvine Welsh sorti au Diable Vauvert (encore !). Je l’ai vu chez Gibert en occaz (donc, s’il n’y est plus quand j’y vais, je saurai d’où ça vient et je saurai m’en souvenir. A bon entendeur...).

Rédigé par JP

Publié dans #Livres à lire

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