As-tu lu Lélu Lulu ?

Publié le 28 Juin 2007

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Alors bien sûr, on peut s'essayer aux jeux de mots les plus stupides. "Lélu ? Je l'ai pas lu" ayant longtemps eu ma préférence. Sauf que depuis peu, Lélu eh ben, je l'ai lu. Donc ça ne fonctionne plus et ça m'énerve. Comme une valise pleine de harengs oubliée au drugstore. J'ai lu Lélu. Mais qui l'a lu, Lélu ? L'as-tu lu Lulu ? 


OK, j'arrête. 


Donc, disais-je, j'ai lu Lélu. Ça s'appelle, "Je m'appelle Jeanne Mass". C'est sorti en poche, donc pas cher, ça a peu de pages (pour nos amis fainéants, c'est bien), ça part dans tous les sens. 


Dans tous les sens. 


Oui, je crois. 


Enfin bref. 


Pouf pouf, je recommence. 


Donc, disais-je, j'ai lu Lélu. Ça s'appelle, "Je m'appelle Jeanne Mass" et ça raconte l'histoire d'un type, Jeanne Mass, qui est videur au Coconut café. Jusque là, tout va bien. Sauf que voilà-t-y pas que son Boss se fait déssouder par deux ours roses. 


Vous n'avez rien compris ? 


Bon, je recommence. 


Donc, disais-je, j'ai lu Lélu. Ça s'appelle, "Je m'appelle Jeanne Mass" et ça raconte l'histoire d'un type, Jeanne Mass, qui est videur au Coconut café. Jusque là, tout va bien. Sauf que voilà-t-y pas que son Boss se fait déssouder par deux ours roses. Jeanne Mass (qui est en fait un homme mais vous l'aviez déjà compris) a un copain qui, lui, s'appelle Derrick (mais qui n'est pas Allemand, encore que, faudrait sans doute vérifier mais bon on n'a pas que ça à faire non plus). Alors bon, bien évidemment, y'a des filles dans l'histoire (plus ou moins nues), y'a aussi des vedettes (genre Démis Roussos, c'est vous dire si c'est du lourd). 


Mais le mieux, je crois, est encore de vous en livrer un extrait. Comme ça vous verrez. Vu que c'est quand même un peu spécial, je ne vous le cache pas. Enfin, moi je dis ça, qui je suis pour pouvoir l'affirmer ? Peut-être, qu'en fait, c'est lui qui a raison. 



"Je me rends compte que je n'ai rien mangé et je me dis que c'est peut-être pour ça que j'ai des vertiges. Je vois une boulangerie et me dirige rapidement vers elle et en entrant une odeur de beurre rance et de pizza pourrie me fait tourner de l'oeil mais je reste quand même parce que j'ai méga faim. Je regarde ce qu'il y a et mes yeux se promènent dans les rangées de croissants et de pains aux raisins et je découvre qu'il existe des flans à la pistache. Il y a aussi des brownies à la pistache et j'ai l'impression que tout est à la pistache et j'aime pas l'idée. Qui peut bien mettre de la pistache dans tous les gâteaux à part un ninja ?

[ensuite, Jeanne découvre un cafard entre les brownies et sort de la boulangerie en levant les bras au ciel et là...]

Il faut que je frappe quelqu'un, n'importe qui. Je remarque un type qui marche avec un visage triste à pleurer et un dos tout courbé. Il me fait penser à un vieil escargot et me fait honte et arrivé à sa hauteur je lui donne un coup de pied de toutes mes forces dans le tibia et il s'effondre sur le bitume. Je regrette aussitôt et l'aide à se relever.
- Vous êtes malade ! s'écrie-t-il.
- Désolé Monsieur. Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre en fait.
- Je porte plainte, cher Monsieur.
- Mais, je vous dis que c'est une terrible méprise. Je vous ai pris pour une ex-petite amie."

[Bon, je vous rassure tout de suite, tout ce termine bien entre les deux hommes. En dédommagement, Jeanne décide de lui offrir son costume et ils se séparent en se promettant de partir en vacances à Marrakech dans les jours prochains].
 

 
Vous l'aurez compris, un livre indispensable (mais pas trop,) avec une histoire (mais pas trop). A lire seulement si vous en avez envie (même pas trop). 


"Je m'appelle Jeanne Mass". Éditions J'ai Lu. 126 pages. 4.80 € (ce post ne vaut guère plus que cela, quoi qu'il en soit, merci d'adresser vos chèques où vous savez, à qui vous savez et à l'ordre de n'importe qui (ou de n'importe quoi) ça arrivera). 


À noter, pour l'anecdote, que ce Lélu a déjà commis, entre autre chose, un "Manuel de la photo ratée". Ça donne une idée du personnage. Et qu'il a un site très pigeon:

http://www.thomaslelu.net/



Sinon, pour les curieux et les plus jeunes d'entre vous (et aussi tous ceux qui ne fréquentent pas l'indispensable blog L'éclaireur), je vous signale une maison d'édition particulièrement intéressante, Zinc éditions. Ils (elles) proposent notamment des polars au mètre (3.55 mètres de polar en seul bouquin), des polars posters et même des polars postaux (j'en ai un, le texte est sympa mais l'idée prévaut toutefois. C'est de la littérature conceptuelle. De la littérature objet - Et un bien bel objet en l'occurrence - composé de plusieurs cartes postales représentant chacune des créations artistiques originales et dont le texte, imprimé au dos, figure les chapitres de l'histoire. À envoyer ou à garder pour soi. Et comme le soulignait si judicieusement Marthe Mercadier, "en plus, c'est pas cher, alors, pourquoi s'priver". Sacré Marthe va !)

Pour voir leur site et commander :

 http://www.zinc-editions.net/

Rédigé par JP

Publié dans #ça n'engage que moi

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