Le bazar des mauvais rêves, Stephen King.

Publié le 4 Janvier 2017

 

Je manque vraiment à tous (mais alors à tous) mes devoirs. Bonne et heureuse année à toutes et à tous (oui, c'est de saison). Bon, je ne sais pas si elle sera vraiment meilleure que celle qui vient de s'achever, c'est à espérer en tout cas et ça ne coûte rien d'y croire (ni de se le souhaiter). Ceci étant dit, passons, si vous le voulez bien, aux choses plus sérieuses, à savoir : la première chronique de l'année, celle du nouveau recueil de nouvelles de Stephen « master » King ! Le bazar des mauvais rêves... tout un programme (à défaut d'être un bon titre parce que bon, mais il n'y est pour rien parce que l'original a tout de même plus de gueule mais jugez-en plutôt : Bazaar of bad dreams). Mais, encore une fois, là n'est pas le propos. Retour de Maître King donc.

Depuis quelques années, sa régularité de publication est devenue quelque peu effrayante et la qualité étant le plus souvent au rendez-vous, ça n'en est que plus... jouissif pour le lecteur-fan que je suis (et vous aussi, ne mentez pas). Car ce recueil-là, voyez-vous, mes bons amis, ne déroge pas à la règle, bien au contraire ! Passé les trois premiers textes, qui sont plus... enfin, je veux dire, moins... m'ont moins séduit quoi, le pied commence à se prendre à partir de « La dune ». Car ce texte-là est, excusez-moi d'exagérer, LE prototype même de ce que doit être une (bonne) nouvelle. Ni plus, ni moins. Et j'assume cette affirmation. Et m'en explique immédiatement. Une histoire simple, tenant en quelques pages avec une progression constante. Des personnages – pas très nombreux, qu'on ne risque pas de confondre. Un retour dans le passé, pour une meilleure compréhension. Une fin que l'on sent venir de loin. Et un contre-pieds final qui vous laisse pantois. Bref, comme je le disais (en particulier à nos amis scribouilleurs et ils sont nombreux) de quoi prendre une bonne leçon à peu de frais. D'autant que la nouvelle suivante... mais je n'en dirais pas plus, coup de maître de la part du master encore une fois. Et il en va ainsi, de texte en texte, on est tour à tour heureux, conquis, surpris, amusés, inquiets, tout y passe. Sentiments. Sensations. Ah ce combat à coups de feux d'artifices (combat ? Non, lutte des classes !). Et que dire de l'ultime texte, un post-apo de très belle facture ? Lecture d'autant plus envoûtante que le « master » prend soin d'ouvrir chacun de ses textes d'une anecdote autour de son écriture – une habitude chez lui, toujours aussi agréable. Seul remarque à faire (parce qu'il en faut bien une)... elle provient justement d'une de ces introductions explicatives. Un de ses textes, nous apprend King, a été écrit sur commande d'un grand groupe vendant des liseuses, notamment (je ne cite pas la marque, vous pouvez le remarquer). On lit, amusé, cette histoire bien fichue mais on ne peut s'empêcher de se dire « quand même, question placement de produits, il y va fort... » mais il nous l'a expliqué, c'était fait exprès, alors on excuse. Et puis... et puis, d'autres textes, ultérieurs, nous font la même impression. Et voilà cette héroïne qui ne peut pas se séparer de son BIP. Et cet autre qui roule exclusivement en BIP. Ça en devient presque caricatural à force BIP (d'autant que toutes ces marques n'apportent pas grand chose au récit, qu'écrire un portable, un smartphone ou un ordinateur, une voiture sans plus de précision aurait tout aussi fait l'affaire). C'est lui qui a attiré notre attention sur le placement produit et au final, on finit par les traquer d'un texte à l'autre (et pire que tout, par en trouver !). Mais je vous rassure, cela n'enlève rien au plaisir de lecture car il est bel et bien là et le maître reste le King quoi qu'on en dise ! Et quoi qu’il fasse.

Respect.

 

 

 

Titre : Le bazar des mauvais rêves.

Auteur : Stephen King

Editions : Albin Michel

 

Sur le site de l'éditeur :

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/le-bazar-des-mauvais-reves-9782226319418

 

Rédigé par JP Favard

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